samedi 20 septembre 2014

Confiture de Pêches de Vigne



Cette année, pour mon plus grand bonheur, la récolte de pêches de vigne a été importante!!
Je les ai attendues avec beaucoup d'impatience, et j'avoue que j'étais agacée de constater qu'elles mettaient du temps à arriver à maturité alors que tous les autres fruits cette année avait eu beaucoup d'avance!! Oh, oui, j'en ai trouvé tôt dans la saison au supermarché et même au marché, mais elles avaient franchement un goût de rien du tout...
Moi, celles que je voulais, c'était celles de chez mes beaux-parents, parce que là, j'étais d'avance sûre de leur qualité irréprochable.
Faut dire que cette année, les pauvres bichettes ont pas été aidé!! Le temps franchement pourri qu'on s'est farci aux mois de juillet et août et les température limite automnales de ce dernier n'ont épargnées rien ni personnes.
A chaque fois qu'on passait chez eux leur faire un coucou, je filais au jardin pour tâter de la bête et constatais avec déception que tout était encore dure comme du cailloux. Mon beau-père répétait toujours qu'en fin de semaine, on devrait pouvoir commencer à en ramasser... Mais évidemment, on allait reprendre le boulot, on allait donc avoir moins de temps et je voyais d'avance que lors de notre prochaine visite tout serait alors par terre ou bouffé par les oiseaux...
Mais non, finalement, elles ont tenues le choc et les oiseaux ont même été plutôt cool avec les pêches (se sont du coup rabattus sur les figues...).
En fait, je voulais vraiment pouvoir ramasser quelques pêches avant de reprendre le boulot parce que je tenais vraiment beaucoup à faire quelques pots de confiture tant que j'en avais encore le temps, parce que je savais qu'une fois la reprise entamée ça allait être difficile de me dégager suffisamment de moments.
L'année dernière, j'en avais fait quelques uns, dont un ou deux que j'avais envoyés à une de mes meilleures amies qui réside à Nice (oui oui Aurore, c'est bien de toi que je parle). Elle l'a tellement aimé cette confiture, qu'elle m'en a parlée toute l'année qui a suivit au point de me menacer de me faire des choses atroces si dès les premières pêches ramassées je ne lui en refaisais pas!! Vous comprenez pourquoi je les guettais, je tiens à ma peau quand même!!
Finalement, j'ai pu les faire ces fameuses confitures, et pile avant la reprise: perfect timing!!! L'ennui, c'est que les confitures sont faites, le colis est prêt à partir, mais il trône au milieu du salon depuis août parce que je n'ai pas encore eu le temps de le poster... (comme c'est bizarre... les horaires de la poste ne coïncident absolument pas avec les miens... quand je pars elle n'est pas ouverte et quand je rentre, elle est déjà fermée...) Mais promis Aurore, tu les auras d'ici l'année prochaine :)


Pour 7 pots à confiture de 350 g *


2 kgs de pêches de vigne  (poids des pêches après émondage et dénoyautage)
500 g de sucre de canne blond BIO
500 g de sucre semoule 
= ou 1 kg de sucre cristal
30 g de jus de citron 


Laver à l'eau bouillante les pots de confiture et leur couvercle.
Les retourner et les faire sécher dans un four chauffé à 100°.
MONDER les pêches de vigne:
Pratiquer une incision peu profonde en forme de croix au "cul" de chaque pêche.
Préparer un grand bac d'eau glacée.
Chauffer une grande casserole d'eau. Une fois à ébullition, y jeter les pêches de vigne et les laisser quelques secondes: elles ne doivent pas cuire. Les retirer à l'aide d'une écumoire et les plonger de suite dans l'eau glacée. La peau s'enlève toute seule à l'aide d'un petit couteau.
Retirer les noyaux et couper les pêches en gros morceaux.
Les placer dans une grande casserole. Ajouter le jus de citron et les sucres.
Placer sur feu doux en remuant de temps en temps.
Une fois la préparation montée à 106°, stopper la cuisson et remplir de suite les pots au ras bords à l'aide d'une louche et d'un entonnoir pour éviter les souillures. Fermer de suite et retourner les pots à l'envers.
Laisser refroidir à t° ambiante 24 heures et remettre les pots à l'endroit.
Conserver au frais et à l'abri de la lumière.


lundi 15 septembre 2014

Gâteau au Yaourt


Hier, j'avais pas le moral... y a des jours comme ça où des choses extérieures qui ne devraient pas prendre davantage d'importance que nécessaire, en prennent beaucoup beaucoup trop au point de nous pourrir la vie et les moments qui sont supposés être des moments de détente et de repos... L'ennui, c'est que je suis quelqu'un d'entier, je suis tout à fait incapable de me déconnecter ou de faire les choses à moitié, alors même si je venais de me faire une troisième semaine de 51 heures de travail (6/7), arrivée à la maison, j'avais encore l'esprit au travail et j'étais incapable de m'arrêter de bosser, parce que je savais que si je ne le faisais pas, la semaine à venir allait être infernale. C'est épuisant, démoralisant et ça me donne le sentiment de me battre contre des moulins. Mais bon, j'essaie de garder malgré tout l'espoir que tout n'est pas foutu, et que les choses peuvent encore être mises sur la bonne trajectoire... Finalement, après mettre levée de bonne heure pour bosser, arrivée 14 heures j'ai décrétée que j'en avais assez fait et qu'il me fallait de toute urgence me détendre le peu de neurones encore à mon actif!! Et comme la seule chose qui arrive à me détendre reste la pâtisserie, je me suis dis que j'allais nous faire un petit truc à grignoter pour la fin d'après-midi avec une bonne tasse de café
L'ennui, c'est que ces derniers temps, je n'ai pas un moment pour faire quelques courses pour la maison... alors j'ai constaté un peu dépitée que le frigo était en aussi mauvais état que moi... Mon homme était pourtant allé faire quelques courses la veille, mais je ne crois pas que le PQ et le dentifrice se mangent (quoique... on peut toujours tenter l'expérience...). Après un rapide état des lieux, j'ai fait le bilan: sucre et farine en quantité (j'en ai toujours au moins 2/3 kilos d'avance), quelques oeufs (j'ai un doute sur la fraîcheur... mais je me dis que si ça pu pas, c'est bon! et puis l'idée après tout c'est de faire un gâteau, pas forcément de le manger... J'dois vraiment être à bout moi pour dire un truc pareil!!), une barquette de groseilles qui traîne depuis des jours et qui est encore en parfaite état (je me demande ce qu'elles ont subit les pauvres pour être encore aussi jolies... faudrait qu'elles me donnent leur secret) et un pot de yaourt grec (pour le coup la date de péremption n'était pas encore dépassée), et environ 10 g de beurre... J'ai mélangé tout ça dans mon esprit embrumé et il en est ressortie que les possibilités étaient peu nombreuses, et qu'en dehors d'un pauvre gâteau au yaourt je voyais pas trop quoi faire d'autre.
C'est parti mon kiki pour un gâteau au yaourt. C'est pas forcément le gâteau le plus sexy qui soit, mais il aura au moins le mérite de répondre à mes attentes, à savoir me détendre!!
Et il a répondu à mes attentes et même davantage encore, puisqu'en plus de me détendre, il m'a aussi donné du plaisir à la dégustation (au fait, les oeufs sentaient bons!! eux aussi faut qu'ils me donnent leur secret...). Vraiment très moelleux et au bon goût de vanille et d'amande, rapidement trempé dans un peu de lait froid, il m'a replongé plus de 20 ans en arrière, quand à l'époque j'étais encore une enfant insouciante qui vivait pleinement sa vie d'enfant :) Comme j'aimerai y retourner un moment...


* Pour un moule à Kouglof * 
soit pour 6/8 parts


1 pot de Yaourt Grec (et pas "à la grecque", non, GREC tout court) soit 150 g
2 pots de sucre
4 jaunes d'oeufs
1/2 pot d'huile (pépins de raisins pour moi)
2 pots de farine type 45
1 pot de Maïzena®
10 g de levure chimique
1 g de vanille en poudre
2 gouttes d'extrait d'amande amère (ou zestes de citron, zestes d'orange, Fleur d'Oranger...)
4 blancs d'oeufs
2 g de sel
1 filet de jus de citron


ATTENTION: pour rappel, la t° du four et le temps de cuisson indiqués le sont par rapport à mon four (chaleur statique), il sera peut-être nécessaire de faire un réajustement en fonction de votre four. L'important, étant de vérifier la cuisson régulièrement.


Préchauffer le four à 180°
Dans la cuve d'un robot, mélanger les jaunes d'oeufs et le sucre et fouetter à vitesse maximale pour blanchir l'appareil, le rendre mousseux et aérien.
Ajouter le yaourt, l'huile, la vanille et l'amande amère. Fouetter de nouveau vivement. Tamiser la farine, la Maïzena® et la levure préalablement mélangée et fouetter de nouveau: l'appareil doit être souple, crémeux et bien homogène.
Monter les blancs en neige avec le sel et le jus de citron, sans excès pour ne pas les faire grainer
Les incorporer à la préparation délicatement pour ne pas les faire retomber.
Verser dans le moule à Kouglof (graisser) et glisser au centre du four.
Cuire 45 min en surveillant bien la coloration qui doit rester légère. Vérifier l'appoint de cuisson à l'aide d'une lame de couteau qui doit ressortir sèche.
Retirer du four et laisser tiédir quelques minutes avant de démouler sur une grille.
Pour le rendre encore plus moelleux et goûteux, il est possible de l'imbiber de suite après l'avoir démoulé d'un sirop fait de 50 g d'eau et 15 g de sucre aromatisé d'un peu de vanille, d'une pointe de rhum ou de zestes d'agrumes.
Conserver sous cloche pour qu'il garde son moelleux. 
Déguster dans les 2/3 jours.

samedi 13 septembre 2014

Irrésistible aux Figues et Pralines Roses maison


Je ne pouvais pas faire des pralines roses maison sans ensuite réaliser un irrésistible!
Il fallait que je vois par moi- même si la différence était notable ou pas, pour que ceux qui ne peuvent pas se procurer de pralines toutes faites mais qui souhaitent malgré tout réaliser ce gâteau à partir de pralines maison ne soient pas déçus.
Ce gâteau, j'aime le décliner avec les fruits de saison, et en ce moment, le fruit qui me fait le plus envie, c'est la figue!!
Avant de rencontrer mon homme, la figue et moi on était pas franchement copines. Je dois même avouer que je ne l'aimais. Mais je crois qu'en réalité, j'avait dû y goûter une fois, elle ne devait pas être top et du coup j'avais tiré un trait dessus sans même vouloir lui donner une seconde chance... (j'était jeune et intransigeante... ou tout blanc ou tout noir, pas de juste milieu, heureusement on évolue au fil du temps).
Et puis j'ai fait la rencontre de mon homme et surtout de ses parents et de leur jardin au milieu duquel trône un magnifique figuier. Quand ils m'ont proposé des figues, j'ai un peu fait la tête... mais par politesse j'ai accepté et j'ai été la première surprise de constater qu'elles étaient franchement délicieuses!! C'était donc ce goût là qu'elles étaient censées avoir!! Depuis, je suis une grosse mangeuse de figues et j'attends toujours la saison avec impatience. 
Donc, quand j'ai vu de superbes figues violettes (mes préférées) au marché, je n'ai pas pu faire autrement que me ruer dessus. Dans la minute qui suivait, le robot était en marche, le four était en chauffe et bibi était prête à passer à l'action, déjà très impatiente de goûter à cette version 100% faite maison.
Les temps de cuisson et de repos avant que je puisse le démouler et enfin le découvrir m'ont semblé une éternité!! Et puis j'ai enfin pu tailler dans le vif du sujet et découvrir la découpe. Je dois avouer qu'au premier coup d'oeil, j'ai été un chouïa déçue... la couleur de mes pralines à la cuisson est devenue vraiment très fade, mais c'est vrai qu'elles étaient à la base d'une rose franchement moins soutenu que celles que j'achète habituellement, du coup ça semblait assez logique. Ensuite, ils semblait y avoir davantage de morceaux d'amandes (ça, ça me plait vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup!!) donc davantage de croquant et de mâche. Je ne lui ai même pas laissé le temps de refroidir que j'en avais déjà une cuillère dans la bouche. 
Rien à voir avec d'habitude, mais j'étais déjà en mesure de dire qu'il était hyper bon! Ne pouvant donc pas le juger réellement, je l'ai bien caché sous sa jolie cloche et je l'ai laissé tranquille jusqu'au lendemain. Là, on s'y ai mit à deux pour lui faire son sort. Mon homme a adoré et m'a avoué le préféré avec mes pralines à moi (il est gentil quand même mon homme...), moi aussi j'ai vraiment beaucoup aimé. D'abord parce que plus croquant à cause du nombre d'amandes, ensuite parce que moins sucré (mes pralines étant beaucoup moins enrobées que celles que j'achète) et enfin parce qu'avec des figues!! Elles ont elles aussi apportées cette note croustillante sous la dent de part leur texture si caractéristique, ensuite, elles ont apportées le jus nécessaire pour rendre la pâte ultra moelleuse et fondante et enfin, associées aux pralines maison, c'était vraiment un bel équilibre. Bref, l'Irrésistible aux figues fait lui encore un carton plein!! Je le retenterai avec mes autres pralines habituelles pour voir si la différence est flagrante.
Pour ce qui est des versions 100% maison, pas sûre que j'ai le temps de me lancer à chaque fois dans la réalisation de pralines, mais en tout cas, c'est validé avec, vous pouvez vous lancer vous ne serez pas déçus!!


* Pour un moule à manqué de 26 cm *
soit pour 10/12 personnes








170 g de chocolat blanc de qualité (30% de beurre de cacao)
150 g de beurre
2 g de sel 
3 œufs entiers (calibre gros)
100 g de sucre
250 g de Ricotta
170 g de farine type 45
12 g de levure chimique
10 figues violettes
150 g de pralines roses maison concassées (ou du commerce mais de qualité!! entre 30 et 50% d'amandes)









Évidemment, le temps de cuisson que je donne est tout à fait indicatif, il convient à mon four mais il sera peut-être à réajuster au votre. En pâtisserie particulièrement, une bonne connaissance de son four est primordiale et vraiment indispensable.


Préchauffer le four à 180°
Fondre le beurre et le chocolat au micro-ondes.
Dans la cuve d'un robot, fouetter vivement pour blanchir les œufs entiers, le sucre et le sel.
Ajouter la Ricotta, fouetter de nouveau pour bien l'incorporer. Tamiser la farine et la levure et mélanger à vitesse maximale pour homogénéiser l'appareil. Incorporer finalement le mélange beurre/chocolat fondu.  Mélanger bien à fond jusqu'à l'obtention d'un appareil bien homogène.
Verser  la moitié de l'appareil dans un moule à manqué (en silicone ou à défaut bien beurré, ou idéalement graissé à la bombe de graissage). Recouvrir de la moitié des figues coupées en 2 ou en 4 suivant leur grosseur et parsemer avec la moitié des pralines roses concassées. Couler le restant d'appareil, recouvrir de nouveau de figues et terminer par le restant de pralines.
Cuire 50 min en surveillant la coloration (en cours de cuisson, protéger d'une feuille de papier aluminium - ce gâteau a tendance à prendre une forte coloration sur le dessus et les côtés, il est donc important de le protéger -). 
Laisser entièrement refroidir dans le four porte entrouverte.
Retirer du four et démouler délicatement. Saupoudrer d'un voile de sucre glace.
Réserver sous cloche pour lui conserver tout son moelleux et laisser reposer quelques heures pour laisser aux arômes le temps de bien se diffuser


dimanche 7 septembre 2014

Pralines Roses maison


Si vous me connaissez, enfin plutôt si vous avez l'habitude de venir un peu sur ce blog, vous ne pouvez pas ne pas vous êtes rendus compte qu'il y a dessus une certaine quantité de recettes contenant de la praline rose... Je suis lyonnaise, un brin chauvine et parfois un peu mono maniaque: quand j'aime un truc, je suis capable d'en manger matin, midi et soir pendant des mois et des mois!! La praline rose, c'est ma drogue, et je n'ai aucune envie de décrocher, bien au contraire, je cherche même des idées pour en consommer davantage encore :)
Depuis que j'ai fait la découverte du Gâteau lyonnais (un gâteau extrêmement riche en pralines roses - toute l'histoire de ce gâteau ICI -) j'en suis devenue tellement fan, qu'aux fils de mes réalisations pour le faire découvrir aux uns et aux autres, j'ai eu envie de lui trouver des variantes en fonction des fruits de saison pour ainsi pouvoir en manger tout au long de l'année (mono maniaque...). FramboisesRhubarbeCerisesAbricotsMirabelles... (c'est fou comme parfois la gourmandise nous donne des poussées d'intelligence... on arrive à trouver des solutions à tout, on devient des MacGuiver de la pâtisserie!!) Les fruits ont changés et au fil des nouvelles adaptations le nom aussi: de gâteau lyonnais qui au final n'avait plus grand sens, il est devenu l'Irrésistible, un nom qui lui colle terriblement à la peau!!
Après chacune des différentes versions que j'ai publiées sur ce blog, j'ai reçu beaucoup de commentaires de personnes désireuses de faire ce gâteau pour pouvoir y goûter à leur tour (il faut dire que je vous le vend vachement bien mon gâteau quand même...) mais qui avaient à chaque fois le même problème: où trouver les pralines roses (de qualité!!!quand on habite pas la région???
Ma première réponse (déménager...): commande en ligne sur internet... de nos jours, on peut acheter des produits qui nous viennent du bout du monde, on trouve absolument tout ce qu'on peut chercher! et on peut aussi trouver des pralines roses. Mais il faut être vigilant!! sur internet, on trouve de tout, aussi bien de la top qualité (et qui dit top qualité dit coût, une praline de qualité se paie le juste prix: environ 50 € le kilo) que de la merdouillette à deux balles (à parfois moins de 10 € le kilo), et moi, ce que je vous vend comme rêve gourmand avec mes Irrésistibles, vous risquez pas de le retrouver avec de la merdouillette à deux balles... vous risquez même d'être fortement déçus et de vous demandez si par hasard j'aurais pas un peu craqué de vous faire croire que ce gâteau est à ce point orgasmique quand vous, vous le trouverez juste mangeable, certainement trop sucré, chimique et sans goût de pralines ni même d'un semblant d'amande... Et oui, parce que la praline rose, concrètement, c'est quoi? du sucre cuit (éventuellement additionné de sirop de glucosecoloré en rose (cochenille) qui enrobe une amande entière préalablement torréfiée, parfois parfumée à la vanille et c'est tout!! Bien évidemment, la qualité de l'amande est primordiale, c'est pourquoi il est important de bien lire la composition avant d'acheter un paquet de pralines roses. Les meilleures pralines pour moi sont celles faites à partir d'amandes de Valencia, et il doit y en avoir si possible 50%.  Il m'est arrivé de voir des pralines réalisées à partir d'amandons d'abricots!!!! ne contenant que du sirop de glucose et tout un tas d'autres trucs qui n'avaient rien à faire là: de l'huile végétale pour que ça brille (alors qu'une bonne praline est justement mate et d'un rose peu soutenu), de l'amidon, de la vanilline... Bref, si votre 1ère expérience avec la praline est faite avec ce type de produit vous comprenez aisément pourquoi je vous dis que vous risquez d'être fortement déçus!! Alors qu'une praline de qualité, c'est tout simplement un petit bijou!! Je le dis, je le répète: soyez vigilants :)
Son aspect bosselé, irrégulier et granuleux vient de la technique du sablage utilisé pour sa fabrication. Les amandes chauffées sont versées dans du sucre cuit au petit boulé (115°). Enrobées dans ce sucre opaque, elles sont ensuite sablées puis caramélisées. Le dernier enrobage est coloré (éventuellement aromatisé à la vanille) pour obtenir des pralines de rouges vif à roses pâle.
Si vous passez par Lyon et sa région, je ne saurais que vous conseiller de faire un passage chez Pralus ou encore Voisin qui pour moi sur les meilleures. De nombreux pâtissiers en vendent également dans leur boutiques: Sève, Bouillet, Boilley, Richard, Palomas... Et pour avoir déjà testé celles de chez G. Detou (à 30% d'amandes), je dois avouer qu'elles font plutôt illusion.
Cette confiserie est complètement emblématique de la région Rhône-Alpes.
A Lyon, c'est surtout sous la forme de Tarte qu'on la prépare (ma recette est ICI), en Savoie, c'est surtout dans la brioche qu'on la retrouve: la réputation de la maison Labully à St-Genix-sur-Guiers qui a déposée la marque Gâteau Labully® en 1860 n'est plus à faire. A Roanne, la Praluline® "souvent imitée , mais jamais égalée!" est juste la meilleure brioche aux pralines que j'ai goûté à ce jour!! Cette brioche pur beurre au moelleux inégalable est généreusement garnie  de pralines roses à base d'amandes de Valencia (Espagne) d’abord grillées puis enrobées de sucre et enfin concassées et de noisettes du Piemont, et quand je dis généreusement, vous pouvez me faire confiance! on peut dire qu'ils ne lésinent pas sur les quantités!! A Romans, elle se glisse parfois dans la pogne (brioche parfumée à la fleur d'oranger). A Bourg-en-Bresse, certains pâtissiers en ajoutent à leur galette bressane, et ça devient alors un vrai bijou de gourmandise!!
Mais d'autres villes de France ont aussi cette spécialité, notamment Aigueperse, où l'amande est enrobées de sucre tendre et Vabres-l'Abbaye où elles sont vendues en cornets. Mais là, je ne peux pas juger, je n'y ai jamais goûté, alors je ne saurais dire si elles sont similaires les unes aux autres et peuvent donc facilement se substituer l'une l'autre.
En fait, l'origine de la praline n'est pas vraiment claire. Il y a plusieurs légendes qui se racontent et il est donc difficile de savoir où se cache réellement la véritable histoire de sa découverte.
Néanmoins, j'ai pu dégager des points communs à toutes ces différentes versions:
1630, Lassagne, officier de bouche du duc César de Choiseul, Maréchal du Plessis-Praslin, découvre une confiserie à base d'amandes caramélisées par hasard et l'a met au point. La friandise remporta un grand succès à la cour du roi louis XIII et sera baptisée "prasline" bien que le duc ne soit pour rien dans l'invention.
Lassagne décide de se retirer à Montargis (région Centre, Val de Loire) et y créé la "Maison de la Prasline" qui existe encore aujourd'hui.
(à noter elles ne sont pas colorées en rose au dernier bain, mais caramélisées, donc brunes).
Du coup, à force d'utiliser de la praline et surtout sachant qu'il s'agit d'une confiserie réalisable à la maison, j'ai décidé de me lancer dans la confection de mes propres bonbons roses aux amandes.
J'ai bidouillé ma recette et je suis certaine que ma technique n'est sûrement pas la bonne, néanmoins, le résultat visuel était là. 
Gustativement, c'est forcément très bon!! des amandes torréfiées enrobées de sucre cuit, ça peut difficilement être mauvais. Mais, mes pralines n'ont absolument pas le goût de celles que je trouve dans mes boutiques préférées... 
Je sais que pour les rendre brillantes, certains utilisent de la gomme arabique, mais je ne pense que cette dernière laisse un goût qui serait celui si caractéristique de la praline rose.
Bref, je suis assez partagée du coup... l'affaire est finalement assez rapidement réalisable, le rendu est bon et plutôt joli mais je n'ai pas obtenu le goût que je voulais obtenir. 

Vous vous doutez bien qu'avec les pralines que j'ai obtenues, je me suis directement lancée dans un Irrésistible, mais ceci sera l'objet d'un prochain post :)



* Pour +/- 500 g de pralines roses maison *









400 g d'amandes entières non émondées
200 g sucre
100 g d'eau
2 g de vanille en poudre (facultatif)
quelques gouttes d'arôme d'amande amère (facultatif)
QS de colorant rose en poudre, liquide ou en pâte (à ajouter en fonction de l'intensité souhaitée)









Torréfier au four à 180° pendant 20 à 30 min les amandes en remuant de temps en temps.
Dans une une casserole antiadhésive ou mieux encore un poêlon à sucre (ou marmite à confiture en cuivre étamé), verser le sucre, la vanille, l'amande amère et l'eau. Placer sur feu doux et laisser fondre doucement et porter à ébullition sans toucher jusqu'à consistance sirupeuse: à ce stade, le sucre est à 115° environ, on dit qu'il est au petit boulé. (attention, le mélange ne doit surtout pas colorer sinon, cela veut dire que la t° a été dépassée, et le sablage du sucre sera alors impossible). 
Ajouter le colorant rose +/- suivant l'intensité désirée. Remuer rapidement pour colorer uniformément.
Retirer du feu et ajouter les amandes torréfiées.
A l'aide d'une spatule souple, remuer sans arrêt jusqu'à cristallisation: le sucre blanchit légèrement, on dit qu'il "sable" ou qu'il "masse".
Débarrasser sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé et laisser entièrement refroidir à l'air libre et à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
Une fois les pralines bien dures, les conserver dans un bocal hermétique.
Les consommer dans les 15 jours en prenant soin de les conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité.


samedi 23 août 2014

Pain de Courgettes


J'ai décidé depuis longtemps maintenant de ne plus acheter de magazines culinaires.
Deux raisons.
D'abord, je trouve que les recettes qu'on y trouve tournent toujours plus ou moins un peu en ronds... j'ai d'ailleurs plusieurs fois remarqué que des photos identiques revenaient pour une recette très très différente... mais avec quelques mois d'intervalles et puis pas toujours dans les mêmes magazines (ça laisse imaginé la véracité des recettes à l'intérieur, en tout cas moi je suis septique). Sans parler des proportions d'ingrédients qui semblent avoir été écrites au petit bonheur la chance... J'ai d'ailleurs eu un échange plutôt loufoque avec le rédacteur d'un magazine (dont je tairai le nom), qui, quand je lui ai fait remarquer que beaucoup des recettes données n'avaient ni queue ni tête (tant dans les ingrédients que dans les marches à suivre) m'a dit que si je n'avais pas le talent nécessaire pour comprendre les recette il n'y pouvait rien... Je ne me juge pas talentueuse, loin de là, mais j'ai néanmoins un peu d'expérience et arrive à reconnaître des conneries quand j'en vois, ce qui de toute évidence n'était pas son cas. Autant vous dire que j'ai définitivement arrêté d'acheter le dit magazine, même si les photos à l'intérieur sont sublimes.
Attention, je ne dis pas ça de tous les magazines!! Certains sont d'excellentes qualité. Par exemple, je suis toujours sous le charme du Thuriès, de Yam ou encore de Zestes... Elle à table, Cuisine et Vin de France et Saveur ont souvent de jolies mises en page. 
En faite, il y en a tellement et toujours des nouveaux, que ça devient un peu indigeste je trouve. J'en feuillette de temps en temps chez le buraliste, regarde parfois admirative les photos sur papier glacé et les repose dans le rayonnage... De toute façon, je ne ferai pas les recettes, à quoi bon les acheter?
Je trouve aussi que bien souvent ce qu'on y trouve à l'intérieur n'a rien d'extraordinaire. En été, on nous vend des tartes et des cakes pas centaines, sans parler des smoothies et autre recettes BBQ, en décembre ce sont les bûches, mais avant ça on nous a fait boire des litres de soupes et au printemps on nous parle detox et recettes légères pour que tout le monde soit canon dans son maillot sur la plage!! 
Et quand on fait le rapport recettes/pages de pubs... on ne se rend vite compte que ce qu'on achète en fin de compte ce sont surtout les pubs :( -là encore, je ne parle pas de tous les magazines...-
En fait, il y a aussi une 3e raison qui fait que je n'achète plus de magazines de cuisine.
J'ai un défaut (en plus de beaucoup d'autres...), je déteste jeter. J'ai toujours au fond de moi une petite voix qui me dit que ça peut servir un jour... alors je garde, je range tant bien que mal et j'accumule. Parfois je prends un coup de folie et rempli des sacs de 100 litres qui partent à la poubelle (et dans ce cas là, je suis une vraie Attila, plus rien ne repousse derrière mon passage) et je me rends compte en jetant, que je n'ai fait aucune des recettes que je m'étais promis de faire (en gros, c'est de l'argent jeter par les fenêtres, et le gâchis, bah j'aime pas, donc décision radicale: je n'achète plus!!).
En fait, à l'ère d'internet et de la prolifération des sites et blogs culinaires, je me demande un peu pourquoi continuer à acheter tous ces magazines sur le sujet?? (en dehors du fait que ça fait du boulot pour ceux qui bossent dans les rédactions et ça c'est plutôt chouette). Franchement, maintenant, c'est tellement simple de trouver une recette que je ne vois pas pourquoi s'encombrer. 
L'avantage en plus avec eux (du moins les sérieux...) c'est que la photo qu'on a sous les yeux est réellement le résultat de la recette et qu'en plus on peut avoir les retours de l'auteur et de ceux qui ont testés avant nous et qui nourrissent le blog de leur commentaires et tout ça pour pas un rond :)
Bon, c'est vrai que le plaisir de feuilleter et de sentir l'odeur de l'encre sur le papier est irremplaçable, mais malgré tout, j'arrête.
Par contre, ce que je n'arrête pas, c'est me balader chez les autres, aller voir les blogs que j'affectionne particulièrement parce que les recettes sont toujours justes, les photos travaillées et que l'univers général qui s'en dégage me plaît. 
Et c'est comme ça, qu'hier la photo du Pain de courgettes de BoopCook m'a séduite (comme toutes ses photos d'ailleurs). J'ai jeté un oeil à la recette et ai constaté amusé qu'elle l'avait trouvé dans le magazine Marmiton (si moi je n'achète plus, d'autres le font pour moi :) et je finirai toujours par retrouver les bonnes recettes quelques part...)
J'avais pas grand chose à faire hier, je profite de mes derniers jours de vacances... J'avais des courgettes au frigo et plus grand chose d'autre pour le dîner du soir, alors je me suis lancée. J'ai apporté quelques légères modifications par rapport à ce que j'avais à disposition (je n'ai pas de biscottes par exemple, j'ai donc remplacé par de la chapelure que je fais avec tous les morceaux de pain sec qu'on ne jette jamais) et le soir, on s'est régalé. 
Une petite recette toute simple, bien légère en bouche et malgré la présence de la courgette que l'on dit "insipide", très parfumée.
Je ne suis pas sûre que le terme de "pain" lui convienne réellement. On obtient plus une texture de terrine très moelleuse et fondante, même humide (défaut de la courgette: elle rend de l'eau). Si je refais cette recette, la prochaine fois, je mettrais davantage de chapelure pour boire justement le jus rendu par la courgette, je lui ajouterais un peu de fromage râpé ou quelques dés de féta et l'accompagnerais d'un coulis de tomates au basilic bien condimenté ou d'une petite mayo maison pour encore plus de gourmandise.
On l'a goûté à tous les stades: chaud, quelques secondes à peine après la sortie du four, tiède et entièrement froid. J'ai eu une préférence pour la version froide, je trouve qu'on sent bien mieux les arômes et la texture est aussi légèrement plus ferme, mais mon homme lui a préféré chaud... A vous de voir :)


SOURCE: BoopCook

* Pour un moule à cake de taille standard *

2 grosses courgettes (+/- 800 g)
1 c à s d'huile d'olive
1/2 oignon blanc
1 gousse d'ail épluchée et dégermée
6 g de sel
2 g de poivre
1 pincée de piment d'Espelette
2 c à s de ciboulette fraîche hachée
1 c à s de persil frais haché
QS de thym frais
(je ne voulais pas mettre de basilic, car je trouve qu'à la cuisson il perd tous ses arômes)
~
4 oeufs 
20 cl de crème (semi-épaisse) entière
40 g de chapelure (ou des biscottes grossièrement émiettées)


Préchauffer le four à 150° 180°
Tapisser le fond d'un moule à cake d'une feuille de papier sulfurisé.
Y déposer quelques fines rondelles de courgettes. Les saler et les  poivrer légèrement.
Couper le restant des courgettes en petits cubes d'environ 2 cm de section.
Dans une sauteuse, chauffer l'huile d'olive. Suer quelques secondes l'oignon finement émincé. Ajouter les cubes de courgettes et l'ail haché. Saler, poivrer et ajouter le piment d'Espelette et le thym. Laisser cuire 20 min environ jusqu'à ce que les courgettes soient parfaitement tendres. Verser dans une passoire et laisser égoutter encore 20 min.
Dans un saladier, fouetter les oeufs entiers. Ajouter la crème et la chapelure. Une fois les courgettes bien égouttés, les ajouter à la préparation. Terminer par la ciboulette et le persil.
Verser dans le moule et cuire 55 min en surveillant la coloration.
Déguster de suite, tiède ou froid.


mercredi 20 août 2014

Tartelettes Tubes aux Myrtilles


Si vous vous promenez dans les marchés de Budapest, vous vous sentirez comme au paradis si, comme moi vous raffolez des fruits rouges. Là-bas, ils ne sont pas vendus en petites barquettes toutes ridicules de 125 g au prix de l'or, mais par cagettes entières et au kilo, pour des prix tout aussi ridicules que nos pauvres barquounettes. Il y en a des montagnes et des montagnes!! Framboises, mûres, myrtilles!! ça a été un crève coeur pour moi de ne pas pouvoir en acheter pour les rapporter à Lyon. J'imaginais déjà aisément tout ce que j'aurai pu en faire.
~
Petit aparté: j'ai publié sur la page facebook du blog un album de quelques diaporama de photos faites là-bas, il est visible de tous, même si vous n'avez pas de compte facebook. Pour le voir, cliquez sur le lien ICI.
Pour ceux qui ne connaissent pas la capitale hongroise, je la recommande chaudement! c'est une merveille d'architecture, où que votre regard se pose, il y aura quelque chose de magnifique à découvrir. Les gens y sont très accueillants, chaleureux et souriants et quasi tous parlent anglais couramment. J'avoue que j'ai bien tenté de leur dire quelques mots en hongrois, mais la langue est vraiment difficile, je n'ai réussi qu'à leur dire Bonjour et Merci (hallo et köszönöm), ça fait pas beaucoup mais c'était marrant de voir qu'à chaque fois, ça leur faisait réellement plaisir de voir des touristes essayer de faire l'effort de leur parler dans leur langue:)
~
Bref, tout ça pour dire, que voir toutes ces montagnes de fruits rouges, moi, ça m'a titillé la création. Bon, en même temps, il m'en faut pas beaucoup pour me donner envie de me mettre aux fourneaux, parfois, la simple vue d'un paquet de sucre peut me procurer des sensations bizarres...
J'avais depuis longtemps envie de faire des tartelettes en forme de tube. Je trouve ça hyper esthétique et plutôt peu commun, même si je vous l'accorde, il fut un temps où on en voyait pas mal dans les revues et autres émissions autour de la pâtisserie, notamment "Qui sera le prochain grand pâtissier". C'est d'ailleurs depuis cette émission, que j'ai eu envie de me lancer à mon tour. J'avais totalement craqué sur le Tube au citron de Yann Menguy. Je suis totalement fan de ce que fait ce garçon, il a un talent a coupé le souffle, toutes ces créations sont plus extraordinaires les unes que les autres.
J'avais aussi depuis longtemps envie de tester un Curd aux myrtilles, mais je ne savais encore pas trop comment m'y prendre... A partir de myrtilles fraîches, de myrtilles congelées, de jus de myrtilles... j'ai finalement pris ma décision, quand nous sommes allés avec mon homme faire quelques courses au Grand Frais. Il m'a rapporté une bouteille de 100% pur jus de myrtilles BIO, il était tout content de sa trouvaille parce qu'il savait que j'allais l'adorer à l'instant où il me la montrerait. La chose coûtait un peu cher (plus de 4€ les 250 ml), mais je n'ai pas pu résister malgré ça, et puis de toute façon, acheter des myrtilles fraîches ou même congelées m'auraient coûté aussi cher voire davantage encore et j'aurai eu de la perte en plus, ce que je ne risquais pas en achetant un jus déjà tout fait :)
Pour ces tartelettes, j'avançais un peu dans l'inconnu... je ne savais pas du tout comment allait se comporter ma pâte à tarte (je ne voulais pas changer de recette, je tiens trop à la recette de Pierre Hermé!!). Est-ce qu'elle allait se maintenir autour des tubes? Se fissurer? Cuire de manière uniforme??? Pour avoir les réponses, le mieux était de se lancer! Alors je me suis lancée, et tout c'est passé comme sur des roulettes!!
La pâte était toujours aussi parfaite que d'habitude, joliment colorée, fondante et sablée en bouche. Elle reste malgré tout fragile, il faut être très précautionneux au moment de la retirer des tubes.
Pas de difficultés non plus avec le Curd aux Myrtilles, bien parfumé et avec une bonne tenue, mais je reconnais malgré tout avoir une très nette préférence pour le lemon curd que je trouve beaucoup plus parfumé et aussi moins écoeurant. J'ai été surprise du manque d'acidité... je pense que si je recommence, j'ajouterais davantage du jus de citron. 
Pour ce qui est de la meringue, on peut dire qu'elle n'est là que pour l'esthétique de la tartelette, parce qu'on ne la sent absolument pas :( Bon, en même temps, elle est beaucoup moins nécessaire que pour une tarte au citron où elle a toute son importance pour rééquilibrer l'ensemble et estomper l'acidité du citron.
Visuellement en tout cas, je trouve ça parfait! Ça demande beaucoup plus de temps qu'une tartelette ronde classique, mais ça en vaut la peine parce que vous êtes sûr de bluffer vos convives :)


* Pour une douzaine de tartelettes Tubes au Blueberry Curd *


Blueberry Curd
250 ml de 100% pur jus de myrtilles
10 ml de jus de citron
4 jaunes d'oeufs (= 80 g)
2 oeufs entiers
30 g de Maïzena
150 g de sucre
50 g de beurre mou en parcelles


Porter les jus de myrtilles et de citron à ébullition.
Dans un saladier, blanchir les œufs avec le sucre. Ajouter la Maïzena et mélanger bien à fond. Incorporer les jus bouillants petit à petit sans cesser de remuer.
Verser dans une casserole et laisser épaissir sur feu doux en remuant (procédé identique à celui de la confection d'une crème pâtissière).
Hors du feu incorporer progressivement le beurre ramolli, lisser et homogénéiser.
Verser de suite dans une poche pâtissière munie d'une douille lisse n°6.
Réserver au réfrigérateur une douzaine d'heures pour raffermir le crémeux et pouvoir garnir les tubes de pâte sans qu'il ne coule.


Pâte sablée (Pierre Hermé)
70 g de beurre 1/2 sel à t° ambiante
35 g de sucre glace
15 g de poudre d'amande
30 g d'oeuf entier
1 g de vanille en poudre (facultatif)
1 goutte d'extrait d'amande amère (facultatif)
125 g de farine type 45


Travailler le beurre tempéré coupé en petits dés avec le sucre glace jusqu'à l'obtention d'un mélange crémeux. Ajouter le poids d’œuf, la poudre d’amande, la vanille et l'amande amère. Mélanger vivement pour obtenir une consistance bien crémeuse et parfaitement homogène. Incorporer alors la farine en 3 foisPétrir sans trop travailler la pâte. Ramasser en boule, filmer et réserver au frais 2 heures.
Préparer les 12 tubes à roulés (identiques à ceux là par exemple - 10 cm de long et 2,5 cm de diamètre). Les graisser légèrement pour pouvoir démouler la pâte plus facilement et éviter la casse.
Préchauffer le four à 180°
Fariner légèrement le plan de travail.
Etaler la pâte au rouleau sur 2 mm d'épaisseur et la détailler en rectangles de 10 / 8.  Enrouler les rectangles de pâte autour des rouleaux et les poser sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé coté jointure sur la plaque.

Cuire 12 à 15 min en surveillant bien la coloration qui doit être parfaitement uniforme.
Retirer du four et démouler de suite. Laisser entièrement refroidir sur une grille.
Garnir chaque rouleau très délicatement avec le blueberry curd. 
Une fois chaque tube rempli, passer un peu de nappage pour tarte pour les faire joliment briller et décorer avec des points de meringue et quelques myrtilles fraîches.
Déguster sans attendre
(Eviter d'entreposer au réfrigérateur pour éviter à la pâte de ramollir).

Irrésistible(qui n'a plus rien d'Irrésistible) aux Reine-Claude, Abricots et Pralines Roses -sans gluten et vraiment pas bon-


Je sais pas pour vous, mais moi, y a des matins où je sens dès que je me lève, que la journée va être patate... et, je me trompe rarement :( j'ai du nez pour ce genre de chose!
Et généralement, quand je commence, je sais d'avance que je vais être un vrai Pierre Richard pour le restant de la journée... 
L'autre jour, maman m'appelle pour nous inviter à déjeuner avec mon homme, les parents de mon homme et un couple de cousins de mon père. Sur le coup, je n'ai pas pensé à demander à maman si elle voulait que je lui apporter le dessert. Je l'ai rappelée le lendemain pour lui proposer et elle s'est précipité pour me dire oui, j'ai senti comme une espèce de soulagement dans sa voix... 
Je sais qu'elle lorgne depuis le début sur le gâteau lyonnais, devenu maintenant l'Irrésistible. Elle n'a jamais eu l'occasion de le goûter puisqu'il contient de la farine et que maman est intolérante au gluten depuis quelques années maintenant. Alors, pour lui faire plaisir, j'ai décidé de lui en faire un en version sans gluten. 
Ça n'est pas toujours évident de faire de la pâtisserie sans gluten. Il ne suffit pas simplement de remplacer la farine par de la farine sans gluten (type farine de riz ou par les préparations toutes faites qu'on trouve maintenant sans autant de difficultés qu'avant), de la fécule ou de la poudre d'amande. La texture change radicalement, les temps de cuisson aussi et au final, le goût se voit être lui aussi considérablement différent.

L'Irrésistible est un gâteau riche en fruit, et qui dit fruit, dit jus et donc pâte humide, à cela, il faut ajouter la praline rose qui rend elle aussi la pâte humide en fondant. La farine dans ce gâteau y a toute son importance, la remplacer n'est pas chose aisée... J'ai réfléchi un petit moment et me suis décidée pour un mélange fécule de pomme de terre/polenta fine et poudre d'amande.
 Je suis fan de la polenta dans les préparations sucrées! Cette texture qui croustille sous la dent est si agréable et si particulière! Je savais qu'elle ferait tout le charme de cette version sans gluten.
(Attention, la polenta n'est pas une farine de maïs et encore moins de la Maïzena® (fécule de maïs), c'est une semoule de maïs. Il convient ici d'employer une polenta fine que l'on trouve dans tous les supermarchés ou en magasin BIO).
Pour le fruit, je me suis orientée vers des prunes vertes, les Reine-Claude
Mon dernier Irrésistible, était à base de mirabelles. Au court de la dégustation, j'avais regretté que le goût de la mirabelle soit trop doux, qu'on ne le sente pas suffisamment. Je regrettais le manque de peps et de légère acidité. Je me suis dit qu'il y avait de grande chance que je fasse les mêmes reproches à cette version aux Reine-Claude, alors j'ai décidé de prendre les devants en ajoutant quelques oreillons d'abricots. Ils allaient apporter cette note d'acidité qui me manquait et associés aux prunes et aux pralines roses, ça allait faire un chouette mélange. 
Ma recette était donc décidée. Me restait plus qu'à faire les courses pour acheter les éléments qui allaient manquer.
Je me lève, et c'est là que ma journée patate a commencée :(
A peine sortie du lit, encore dans les choux, je n'ai pas remarqué que la porte de la chambre était fermée (je la laisse toujours ouverte à cause du chat, comme ça elle entre et sort à sa guise sans miauler comme une furie derrière la porte close...), j'ai foncé dedans tête baissée avec une violence qui m'a pour le coup totalement réveillée!!  Je savais plus où j'étais ni même comment je m'appelais!! J'arrive au salon tant bien que mal pour m'asseoir sur le canapé et tenter de retrouver mes esprits et c'est là que mon petit orteil a fait ami/ami avec la table base...l'avantage c'est que du coup j'avais plus mal à la tête...
Je me masse à la fois la tête et le pieds et tente la méthode Coué pour conjurer le sort: "je vais bien, la journée va être super chouette, tout va super bien se passer, il ne m'arrivera plus de catastrophes etc, etc..."
Le petit déjeuner se passe sans problème. Je vais me doucher... tourne le robinet, me frotte, fais mousse mousse avec le shampooing et le gel douche... et là, c'est le drame!! plus d'eau chaude!! La chaudière, je ne sais pour qu'elle obscure raison a décidé de se mettre en défaut pile à ce moment là!!! Non mais sérieux, j'ai fait un truc de mal, quelqu'un m'en veut et joue avec une poupée Vaudou à mon effigie quelque part?!? 
Bref, je m'extirpe de la baignoire (dégouliante et toute mousseuse) et me dirige vers la chaudière laissant derrière moi une marre de flotte dans laquelle bien sûr le chat s'est précipitée avant de courir dans tout l'appart parce que mademoiselle n'aime pas avoir les pattes mouillées!! Et une séance de ménage non prévue à ajouter à l'emploi du temps de la journée!! youpie, ça aurait risqué de me manquer...
Bon, je vous passe la queue interminable à la caisse du Monop parce que la mamie devant moi ne trouvait plus sa carte bancaire, laquelle une fois trouvée finalement n'est pas passée... le fait qu'elle a du courir (imaginer un peu la pauvre mamie de 80 ans courir, c'est pas du rapide...) à un distributeur pour retirer du liquide et que comme de bien entendu, la pauvre petite caissière était complètement paniquée parce que ne savait pas si elle devait tout annuler ou l'attendre... mais le temps qu'elle se décide, notre mamie pointait le bout de sa mise en plie, ouf!! on est sauvé. Ah, oui, j'ai pas changé de caisse, parce que bien sûr c'était la seule ouverte et que vraisemblablement, le restant des collègues de la petite caissière je fichait royalement qu'une queue de dix kilomètres se forme derrière sa caisse. Finalement, je parviens à payer et me dirige vers la sortie, et là, le portique qui sonne!!! Deux vigiles selon toute vraisemblance apparentés à King Kong me sautent dessus comme si j'étais l'ennemi publique numéro un et me font vider mon cabat et mon sac à main, limite si j'allais pas avoir droit à une fouille au corps! Evidemment, rien à déclarer... l'affaire a durée dix bonnes minutes avant que dans un éclair de génie, l'un des deux me dise que ça devait probablement venir de l'étiquette de mon petit haut Kookaï... ce qui était effectivement le cas!!
Après quoi, j'ai cassé un verre, une assiette et manqué de peu de casser une vitre (satané courants d'air!!!), je me suis pris toute ma pile de moules en silicone sur la tête (je cherchais mon moule à manquer pour mon Irrésistible... que je m'ingénie toujours à mettre tout au fond et tout en bas de la pile!!! bah oui, normal, c'est pas comme si je l'utilisais souvent celui-là!!) et me suis coincée les doigts dans une porte...
Arrivée là, j'aurais dû déclarer forfait, m'avouer vaincue et laisser le temps passé jusqu'au lendemain où les choses auraient retrouvées leur court normal. Mais que nenni, non non non!! je m'acharne, je m'obstine et je signe en plus!!
Donc je me lance dans mon gâteau et contre toute attente, tout se passe royalement bien (enfin, si on fait abstraction du fait que je me suis coupée en dénoyautant mes prunes...) Je l'enfourne, surveille de près la cuisson (qui a d'ailleurs été nettement plus longue qu'à l'accoutumée... peut-être l'absence de farine??), une fois cuit, je le laisse refroidir dans le four, range la cuisine (vaisselle, balai et serpillière sur le sol), me fait couler un petit café et me pose tranquillement au salon bien décidée à ne plus rien faire du tout pour le restant de la journée!! 
Ouais... mais comme on dit, y a des journées avec et des journées sans, et là, c'était clairement une journée très très sans!!! 
Je sors mon gâteau du four et là, je sais pas trop comment, ni pourquoi, mais je l'avais dans les mains, et la seconde d'après bah je l'avais plus... il était tout éparpillé sur le sol de la cuisine (que, pour rappel je venais tout juste d'astiquer... pour la deuxième fois de la journée... pour souvenir, l'épisode du matin et de ma copine la chaudière). Il arrive un moment où on ne sait plus s'il faut rire, pleurer, se barrer en laissant tout en plan... 
Je m'apprêtais à retourner faire des courses chez Monop pour recommencer mon gâteau (je me voyais mal débouler le lendemain chez mes parents sans l'Irrésistible promis) quand mon homme m'a dit qu'il s'en chargeait :) enfin un truc chouette dans la journée!!
Il est revenu une heure plus tard et je me suis de suite remise à la tâche et croisant tous les doigts que je pouvais (mains et pieds, je voulais mettre toutes les chances de mon côté) pour que ce coup-ci tout se passe bien!!
La réalisation n'a toujours pas posé de problème (pas de doigts coupé!!), mais la cuisson si, et franchement pas qu'un peu pour le coup!! Il est resté plus de 2 plombes au four, avant que désespérée, je me contraigne à l'y sortir parce que je n'avais plus envie que d'une chose, aller me coucher pour que cette journée pourrie se termine enfin!! Je l'ai laissé dans le four et me suis dit tant pis, advienne que pourra, là, je lâche le morceau...
Le lendemain, je me lève et ne rencontre ni porte ni table. Ma douche est tiède et agréable du début à la fin, je ne casse rien... le sort est conjuré!! 
Soulagée, je me dirige vers le four voir ce qu'il en est de mon fameux gâteau. Au touché, il semble être cuit... je le sors avec toutes les précautions du monde et le démoule. Là, j'ai pu constater que sur les bords, un peu de jus des fruits s'échappait :( mauvais signe... Mais bon, tant pis, je n'ai plus ni le temps ni l'envie de faire autre chose ou de recommencer, j'emballe la bête (le gâteau hein, pas le chat...) et nous voilà partis.

Je vous avoue que quand je l'ai posé sur la table, je n'étais pas fière du tout de moi... tout le monde a poussé des "oh qu'il est beau!!"... on se regardait avec mon homme comprenant aisément ce que l'autre pensait ("mais c'est bien sur! et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu!!"). Je signale donc, que j'ai tenté une version sans gluten, que j'ai sérieusement galéré avec la cuisson et que je n'ai aucune idée du goût que ça va avoir, ni même du fait qu'il soit vraiment cuit. Mes beaux-parents connaissent l'Irrésistible, ils ont déjà goûtés à quelques versions précédentes (poires et framboises), ils savaient donc que ce qu'ils avaient sous les yeux n'avait pas grand chose à voir avec ce qu'ils avaient déjà mangés....
J'ai découpé la chose et comme je m'y attendais, les fruits avaient rendu énormément de jus et détrempé la pâte... visuellement déjà ça faisait pas envie.
A la première bouchée, tous mes espoirs ce sont envolés. C'était juste vraiment pas bon! Rien à voir avec mes Irrésistibles habituels! Une texture indescriptible tout comme le goût d'ailleurs... en fait, le goût il n'y en avait pas!! Je ne sentais ni les prunes, ni les abricots et si je ne savais pas que j'avais mis des pralines dedans et ben je ne m'en serais pas rendu compte!! 
On se regarde avec mon homme, il me dit dans l'oreille que c'est pas bon, je lui dis qu'il a raison et là, je tombe sur le regard désespéré de ma pauvre belle-mère qui se forçait clairement à manger son gâteau pour ne pas me faire de peine... Elle, elle savait que ce qu'elle mangeait n'avais juste rien d'Irrésistible!
Seule ma mère avait l'air d'apprécier la chose, elle s'est même resservie une part!!! (l'amour maternel est sans limite!!). Pour les autres, ils n'ont rien osés dire, mais je pense quand même qu'ils ne l'ont pas trouvés terrible et ça serait peu de le dire.
Bref, je ne sais pas pourquoi j'ai obtenu cette catastrophe
Des gâteaux sans gluten j'en fait régulièrement et je n'ai jamais été déçue. Parfois il faut réajuster certaines proportions pour que ça soit au point mais là, j'avoue que je crois qu'il n'y a rien à faire.
Ça vient peut-être du choix des fruits, qui ont rendu énormément de jus. Peut-être qu'avec des fruits moins juteux comme la pomme, la poire ou encore les fruits rouges je n'aurais pas rencontré autant de difficultés... Mais une chose est sûre, je ne retente pas l'expérience!! Désolée maman...
Je vous épargne la recette, ça vaut mieux pour tout le monde!!
Je vous dirais juste que j'ai remplacé les 170 g de farine initiaux par 50 g de polenta fine, 50 g de fécule de pommes de terre et 70 g de poudre d'amande.

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