mercredi 22 octobre 2014

Gâteau Magique au Chocolat & Cerises Confites, Chantilly Pistache


La semaine dernière, je suis restée scotchée devant la photo du Gâteau Magique au Chocolat et Mûres de chez safran Gourmand.
Jusqu'à présent, je dois reconnaître que ce gâteau magique si tendance en ce moment sur la blogo culinaire ne m'avait pas du tout attiré. Je trouvais juste plutôt sympa l'idée d'avoir avec un seul et même appareil trois textures différentes qui se créent d'elles-mêmes en une seule et même cuisson, en dehors de ça, je n'avais pas eu de déclic qui me donne envie de le tester à mon tour.
Je suis pas une fille à la mode... Je suis pas du tout intéressée par tout ce qui fait le buzz, ce qui est tendance, in et tout et tout. En fait, je crois même que ça me colle des plaques rouges ce genre de chose. Je suis toujours atterrée de voir à quel point les gens peuvent se comporter comme des moutons... être d'accord avec le dernier qui a parlé et être capable de retourner en un clin leur veste. La veille, ce qui était à la mode était merveilleux, formidable, fantastique et le lendemain, parce que dépassée, plus bon à donner aux cochons. Il fût un temps où les verrines étaient le summum du chic, du raffinement, du truc à absolument faire, et maintenant c'est complètement has been, limite si tu oses faire une verrine, tu risque le lynchage!! Eh ben moi, je fais encore des verrines si je juge leur utilisation utile et je dis zut à ceux qui me trouveront ringarde!!
Pour en revenir au Gâteau Magique, il n'y a pas une journée en ce moment qui se passe, sans qu'au moins un blog publie sa réalisation. Si vous passez au rayon cuisine de votre libraire, vous serez limite agressés par les dernières parutions sorties autour de ce fameux gâteau. Bon, chacun fait ce que bon lui semble... moi, je n'avais pas jusqu'à la vision de cette photo chez Safran Gourmand eue envie de suivre le troupeau... 
C'est vraiment cette photo qui ma titillée l'envie de m'y coller... ça aurait pu être n'importe quel autre gâteau d'ailleurs, si la photo m'avait à ce point donné envie j'aurais eu la même attitude.
Donc, dimanche matin, j'étais devant mon écran d'ordinateur entrain de regarder de nouveau cette photo que j'avais glissé dans mes favoris, quand mon homme se lève et me demande ce que c'est. Je lui dis que c'est le gâteau que j'ai vraiment envie de faire dans la journée. Je lui explique rapidement l'histoire des trois couches (flan, crème, génoise) auxquelles l'idée géniale en plus est de venir ajouter une quatrième couche de ganache noire et quelques mûres (visuellement ça en jette vraiment!!). La matinée avance, et vers les 11h30, je vois mon homme s'habiller pour sortir acheter une baguette de pain. Il me demande si j'ai besoin de quelque chose... je réfléchis (en fait, je fais semblant... j'étais occupée et n'écoutais absolument pas ce qu'il me racontait) et finis par lui dire non pour pouvoir continuer ce que j'étais entrain de faire. Il devait être parti depuis moins de 2 minutes quand j'ai réalisé ce qu'il m'avait demandé... mince!! bien sûr que j'ai besoin de quelque chose, il me faut absolument des oeufs!! c'est pas avec un oeuf que je vais pouvoir le faire moi mon gâteau!! Manque de chance, le voilà déjà de retour avant que j'ai eu le temps de l'appeler...
Bon, le déjeuné se passe, et puis je reviens à la charge avec mon gâteau... Je lui dis que j'ai vraiment, mais vraiment envie de le faire, que c'est presque vital... Je sais qu'il doit aller chez ses parents, alors j'appuie bien fort pour qu'il pense à leur demander quelques oeufs pour sa chérie casse c...... Là, il comprend le message bien lourdingue et me demande si par hasard j'ai besoin d'autre chose... heu, bah, si éventuellement tu pouvais aussi me trouver des mûres... (casse c...... j'ai dit), on sait jamais, sur la route, en passant dans un sous-bois ou sous le sabot d'un cheval... si par miracle il en reste quelqu'unes...
Le voilà parti et une heure plus tard revenu avec un sac de supérette: 6 oeufs et une barquette de groseilles... Il est trop mignon mon homme, mais qu'est-ce que je vais en faire moi des groseilles??? j'ai pas envie de mettre des groseilles dans mon gâteau moi!! (j'ai déjà dit que j'étais casse c...... ???). Alors je réfléchis et me souviens qu'il me reste des bocaux de cerises confites que j'avais fait ce printemps après la récolte des cerises. Franchement, je pouvais pas trouver mieux comme substitue des mûres. Trop contente de moi, je me mets à la réalisation du gâteau. J'ai suivi toutes les instructions à la lettre... L'ennui, c'est que je connais mon four comme ma poche... et je sais qu'avec lui, si je le mets pas sur 180° il ne veut rien cuire. Là, pour ce gâteau, la cuisson doit se faire à 150° pendant 50 min. Ce que j'ai fait... Evidemment au bout de 50 min, il était pas simplement légèrement tremblotant mais carrément encore liquide!!(est-ce que ça peut venir de l'ajout des cerises confites??? en même temps, avec les mûres, les choses avait l'air de c'être plutôt bien passées...) j'ai prolongée la cuisson 15 min et comme ça n'était clairement pas suffisant, 15 autres encore pensant que ce coup ci c'était bon. Je l'ai bien laissé refroidir avant de le garder au réfrigérateur bien plus que les 2 heures indiquées puisque j'ai attendu le lendemain matin. Je finalise la déco avec la chantilly pistache, prends les photos avant découpe... et me décide à le couper pour voir enfin le résultat, voir si les trois couches distinctes sont bien là... et là, c'est le drame!!! la partie du milieu, c'est-à-dire celle de la crème n'est absolument pas cuite... j'ai une immense marre de chocolat un peu visqueux qui se répend partout sur la table de la cuisine (saloperie de four... pourquoi je me suis pas écoutée!! je le connais mon four, j'aurais du le mettre à une température plus élevée, mais j'avais peur que ça ait une incidence sur la formation des différentes couches). Je récupère tout du mieux que je peux (en profite pour me lécher un peu les doigts... et ce que je goûte ne me déplaît pas). Finalement, j'arrive a faire une micro part rien qu'avec le bord du gâteau sur laquelle on distingue les différentes parties et j'ai même la chance de tomber sur une cerise confite en plus (l'art de vous faire croire que le truc était réussi alors que c'était clairement une vraie cata!!).
Voilà finalement le moment de la dégustation arrivée. L'ennui, c'est qu'avec cette histoire de manque de cuisson, je ne pense être en mesure de le juger au mieux car il n'était pas tel qu'il devait être... Néanmoins, pour moi, c'est un gâteau rigolo à faire (surtout avec les enfants... ils seront tout émerveillés de découvrir l'intérieur -cuit si possible...- avec ses trois textures distinctes). 
En terme de goût, c'est pas la folie folie... Ce que j'ai préféré dans ce gâteau, c'est la chantilly pistache associée aux cerises confites et à la saveur chocolat... donc au final rien à voir avec le gâteau en lui même... En terme de texture je suis très partagée... la partie du dessous, celle du "flan" est pour moi clairement trop compact et pâteuse, la partie crème a bon goût et je pense que quand elle est cuite à la perfection, elle reste la partie la plus intéressante. Quand à la partie du dessus, le biscuit, il est plutôt moelleux et goûteux. Les trois en bouche à la fois sont assez agréables en bouche, c'est frais et pas désagréable à manger. L'ajout des petites cerises confites lui apporte une vraie gourmandise supplémentaire et celle de la chantilly pistache c'est carrément la bonne idée!
Bon, n'empêche que je suis frustrée... le gâteau magique de chez Safran Gourmand est quand même vachement plus réussi que le mien!! va falloir que je remette ça très très prochainement... 


Sources: 
et rendons à Carine la "paternité" de ce gâteau, Chic, Chic, Chocolat...


Pour un moule à manqué en silicone de 22 cm de Ø 
* soit pour 8 personnes *


Pour la Chantilly Chocolat Blanc-Pistache
(à faire entre 12 et 24 heures avant)
33 cl de crème liquide à 35%
135 g de chocolat blanc à 33%
25 g de pâte de pistache 


Hacher le chocolat.
Porter la crème à ébullition et la verser sur le chocolat. Couvrir et laisser reposer 1 à 2 min. Remuer pour bien lisser l'appareil. Ajouter la pâte de pistache. Remuer, mixer et chinoiser. Filmer au contact et réserver au réfrigérateur au minimum 12 heures, idéalement 24 heures.
Une fois ce délai passé, attendre que le gâteau magique soit reposé et démoulé, prêt à être déguster pour fouetter la crème en chantilly.
L'appliquer uniformément à la spatule.
Réserver l'ensemble au réfrigérateur.


Pour le Gâteau Magique
4 oeufs 
150 g de sucre 
1 c à s d’eau
125 g de beurre 
1 pincée de sel
110 g de farine
20 g de cacao non sucré en poudre
1 g de vanille en poudre
50 cl de lait (1/2 écrémé ou entier)
200 g de cerises confites (recette maison ICI)


Préchauffez le four à 150°
Fondre le beurre au micro-ondes ou au bain-marie. Réserver.
Mélanger la farine, le cacao, le sel et la vanille. Réserver
Clarifier les oeufs.
Dans le bol d'un robot, verser le sucre, la cuillère à soupe d'eau et les jaunes. Fouetter à grande vitesse jusqu'à ce que le mélange blanchisse et triple de volume.
Ajouter le beurre fondu et l'incorporer à la préparation en fouettant à faible vitesse.
Tamiser le mélange farine, cacao, sel et vanille et fouetter à moyenne vitesse quelques minutes. Sans cesser de fouetter (vitesse minimale) incorporer le lait petit à petit.
Monter les blancs en neige ferme et les ajouter délicatement et sans insister à la préparation sans trop mélanger à l'aide d'un fouet à main: il va rester des gros morceaux de blancs, c'est normal.
Placer les cerises confites au fond du moule de manière uniforme (à la cuisson, elles vont remonter d'elles-mêmes au centre du gâteau).
Recouvrir de la préparation.
Cuire 50 min
A la sortie du four le gâteau doit encore légèrement trembler
Le laisser refroidir à température ambiante, puis le conserver au réfrigérateur pendant au moins 2 heures.
Avant de servir, décorer avec la chantilly chocolat blanc-pistache appliquée à l'aide d'une spatule.
Conserver au réfrigérateur et déguster dans les 24 heures.

lundi 6 octobre 2014

Fondant au Caramel


J'ai dans la barre de favoris de mon ordinateur un dossier que j'ai intitulé "recettes à tester"... le dossier se rempli tous les jours un peu davantage, mais par contre se vide de manière beaucoup plus exceptionnelle... Je remplis, je remplis... mais n'y jette un coup d'oeil que trop rarement. En même temps, il y a tellement de recettes et de chouettes idées que j'ai envie de réaliser qu'une vie entière à m'y consacrer ne serait pas suffisante!!  et ça c'est franchement hyper frustrant!!
Je suis jalouse des blogs qui parviennent à publier une recette chaque jour: mais comment font-ils?!?!?! Ils ont une vie ces gens là?? ils bossent?? ils ont autre chose que leur blog dans leur vie?? ou alors leur blog est leur métier??!!??
Quand je vois qu'il me faut en moyenne 4 à 5 heures pour la rédaction d'un billet (parfois bien davantage si la recette est un peu technique et demande une rédaction très détaillée) ça me laisse sans voix...
Au début de la création de ce blog, il y a presque 8 ans maintenant (Dieu que le temps passe vite!!!), j'étais moi aussi pleine de bonnes intentions. Je m'étais alors fixée l'objectif d'une recette par jour. Bon, si vous remontez dans les archives, vous noterez qu'il y a une énorme différence entre mes billets de l'époque et ceux que je fais depuis quelques années maintenant. Avant, j'allais droit au but!! Une photo, la recette et basta. Bon, s'il y avait vraiment de quoi, je pouvais éventuellement rédiger une petite introduction, mais c'était plutôt rare. Et puis au fil du temps, j'ai pris goût à vous détailler le pourquoi du comment j'en étais arrivée à la réalisation de la recette que je vous présentais. Je trouvais intéressant de donner davantage vie à mon blog, de m'y dévoiler un peu chaque fois pour lui donner une véritable identité et faire qu'il soit un peu plus qu'un simple recueil de recettes, Ces petites (parfois longues, très longues...) introductions j'y tiens maintenant, et pour rien au monde je ne voudrais y couper. L'ennui, c'est que ça ajoute du temps à la rédaction du billet. C'est sûr que c'est nettement plus rapide de rédiger seulement la recette, d'ajouter une ou deux photos et puis tchao. Mais pour moi, ça voudrait dire dépersonnaliser mon blog, et ça je refuse. Alors j'ai pris partie de moins publier, mais de publier à mon image.
Bref, tout ça pour dire, que des recettes en attentes de publication, j'en ai des tonnes... mais comme je n'ai pas le temps de prendre le temps de les rédiger comme je le veux, bah, je les laisse au fond du tiroir et me dis qu'un jour peut-être j'aurai le temps de prendre le temps...
J'ai remarqué que si je m'y mettais de suite sans attendre, j'arrivais à publier la recette dans la foulée de sa réalisation et des prises de vue. Mais si par malheur je ne rédige pas mon billet dans la foulée, c'est mort... je laisse traîner et puis je passe à autre chose, je fais d'autres recettes (que je ne prends pas plus le temps de rédiger et de publier d'ailleurs) et le dossier "Recettes à publier" grandit de plus en plus...
Mais là, avec cette recette, je décidé que ça serait différent, que j'allais faire l'effort!!
D'abord je l'ai vu et je n'ai même pas cherché à la mettre dans la barre des favoris!! je savais d'avance qu'elle allait s'y perdre à tout jamais si je le faisais... Non, je l'ai vu, je me suis dirigée vers le frigo pour faire un rapide état des lieux et constatant que  je disposais de tous les ingrédients nécessaire je m'y suis mise. Une fois les photos faites, je me suis collée derrière mon écran pour vous écrire ces quelques lignes... Tadam!! on applaudit l'effort SVP!!!
Donc, cette recette dont je vais vous parler, c'est celle de l'Explosif de Bernard, le fameux Bernard du blog la Cuisine de Bernard. Pour être très honnête, je ne suis pas son blog. D'ailleurs depuis quelques temps maintenant, il y a peu de blogs que j'arrive à suivre...
Je ne sais même plus comment je suis tombée sur sa recette, mais au final peut importe, l'essentiel étant que je sois tombée dessus. Elle m'a forcément de suite hypnotisée!! pour une raide dingo de caramel comme moi, il aurait été difficile de passer à côté en faisant mine de ne rien avoir vu...
La réalisation est ultra simple, la cuisson aussi, le temps de repos somme toute plutôt court avant de pouvoir se jeter sur cette petite chose pour pouvoir enfin y goûter!!
Bernard utilise un moule bien haut de 16 cm de diamètre. Impossible de remettre la main sur mon moule, alors je me suis rabattu (et là on rigole pas SVP, je l'ai déjà dit, je fini par devenir une Macguiver de la pâtisserie...) sur mon vieux panier vapeur de grand-mère en alu, vous savez le truc qu'on pose directement sur les casseroles pour cuire ses patates (modèle identique à ÇA, sauf que le mien fait 18 cm de diamètre). Bien chemisé de papier sulfurisé, l'affaire faisait vachement illusion. le seul ennui: les 2 cm supplémentaires qui font qu'au final mon gâteau est bien moins épais que celui d'origine
Après la cuisson et le temps d'attente nécessaire à se qu'il "dégonfle" (j'ai du le laisser tranquille une petite huitaine d'heures au final), j'ai enfin pu le sortir de son moule de fortune (tout c'est d'ailleurs hyper bien passé), le découvrir et le goûter!!
D'abord, premier constat, mon fondant est nettement plus foncé que celui de Bernard; je vois franchement pas pourquoi... j'ai tout fait bien comme sur les photos et comme indiqué dans le déroulé de la recette... bon, c'est pas vraiment grave, je me dis que ça vient peut-être des 2 cm supplémentaire... mais je sais pas en fait.
La découpe est impeccable!! nette, franche, sans coulure (la cuisson a été bien menée).
L'odeur est franchement agréable... ça sent le sucre évidemment, le beurre fondu mais étonnamment pas trop le caramel... et à la dégustation, cela se confirme. Bien qu'absolument délicieux, fondant et tout le tintouin, pour moi, ça manque clairement de goût de caramel... Je me dis que ça vient peut-être de moi, alors j'attends que mon homme goûte à son tour pour qu'il me donne son avis sans que bien sûr je ne lui dise quoique ce soit avant... et il me dit exactement la même chose. Il trouve ça vraiment super délicieux, mais trouve que le goût de caramel n'est pas assez marqué. Pour confirmer cette impression, je fais goûter à une troisième personne qui elle aussi me fait la même remarque; là, plus de doute ça ne vient pas de moi. Peut-être est-ce l'ajout de chocolat blanc dans la préparation qui donne cet effet là??  Je referai un essai mais avec le Caramelia de Valrhona (même si c'est un lacté et du coup plus un blanc... ou peut-être le Dulcey alors), pour voir si ça fait une grosse différence...
Bon, il n'empêche que cet "Explosif" (même si pour moi manque d'explosion en bouche) est franchement un régal et qu'il est vraiment très difficile de se contenter d'un petit bout comme il serait plus raisonnable de le faire... mais bon, on est gourmand ou on l'est pas...
A noter que je n'ai pas mis la cannelle puisque je n'aime pas, mais que Bernard en met une petite pointe.
~
Je précise malgré tout ici qu'il est PRIMORDIAL d'utiliser un chocolat d'ultra bonne qualitépur beurre de cacao (20%, ça n'est pas suffisant, entre 29% comme chez Weiss et 33% ou 35% comme chez Valrhona c'est vraiment le top!)
Je conseille "L'opalys" de chez Valrhona par rapport à "l'Ivoire". Son goût est vraiment peu sucré (il ne va donc pas risquer de sur-sucrer votre préparation) et sa composition me plait davantage = Opalys: lait entier en poudre, beurre de cacao 33%, sucre, émulsifiant -lécithine de soja-, extrait naturel de vanille / Ivoire: sucre, beurre de cacao 35%, lait entier en poudre, émulsifiant -lécithine de soja-,  extrait naturel de vanille.
Il existe aussi chez Barry le "Zephyr", une version moins sucrée que le blanc "Satin", mais je ne l'ai jamais testé, je ne peux donc pas le juger.
Sans oublier les chocolats BIO, notamment la marque Artisans du monde. Il m'est arrivé d'en goûter, ils sont tout à fait excellents (à noter l'absence de lécithine de soja dans leur composition).
J'en oublie certainement d'autre d'excellente qualité. Il y a vraiment possibilité de trouver des produits de qualité. Alors par pitié, oubliez les chocolats 1ers prix qui n'ont de chocolat que le nom et qui sont juste bourrés de sucre, de graisses, d'arômes et d'émulsifiants!! -








Pour un moule à manqué de 16 cm de diamètre et d'environ 8 cm de haut
pour 6 à 8 parts



190 g de sucre
125 g de beurre demi-sel
2 g de Fleur de sel
110 g de crème liquide entière
90 g de chocolat blanc (de qualité, riche en beurre de cacao)
175 g d'œuf (+/- 3 oeufs de calibre gros)
60 g de poudre d'amande
30 g de farine
25 g de vergeoise blonde
1 g vanille en poudre


Préchauffer le four à 150°
Dans une casserole à fond épais, mettre le beurre coupé en petits morceaux. Ajouter le sucre et l'équivalent d'une cuillère à soupe d'eau pour l'humidifier.
Fondre sur feu modéré en surveillant constamment et en mélangeant de temps en temps à l'aide d'une spatule souple.
Quand le mélange mousse et commence à colorer, baisser la puissance du feu et remuer jusqu'à ce que le mélange ait une jolie couleur brune soutenue.
Hors du feu, ajouter petit à petit la crème liquide en mélangeant. Remettre sur feu doux, ajouter la Fleur de sel. Remuer pour s'assurer que le mélange est parfaitement fondu et bien lisse sans petits morceaux éventuels de sucre.
Retirer du feu et laisser tiédir 5 min avant d'ajouter le chocolat blanc. Mélanger pour parfaitement le fondre.
Dans un saladier, mélanger les oeufs, la vergeoise et la vanille en poudre. Ajouter la poudre d'amande et la farine. Mélanger et ajouter le caramel tiède. Mélanger bien à fond de sorte à obtenir un appareil parfaitement lisse et homogène.
Verser dans un moule à manqué de 16 cm parfaitement graissé.
Cuire 1 heure
Laisser entièrement refroidir avant de démouler.
Laisser reposer au moins 5 heures avant dégustation.
Conserver à t° ambiante ou au réfrigérateur suivant que vous souhaitiez une texture plus ou moins  ferme.


samedi 20 septembre 2014

Confiture de Pêches de Vigne



Cette année, pour mon plus grand bonheur, la récolte de pêches de vigne a été importante!!
Je les ai attendues avec beaucoup d'impatience, et j'avoue que j'étais agacée de constater qu'elles mettaient du temps à arriver à maturité alors que tous les autres fruits cette année avait eu beaucoup d'avance!! Oh, oui, j'en ai trouvé tôt dans la saison au supermarché et même au marché, mais elles avaient franchement un goût de rien du tout...
Moi, celles que je voulais, c'était celles de chez mes beaux-parents, parce que là, j'étais d'avance sûre de leur qualité irréprochable.
Faut dire que cette année, les pauvres bichettes ont pas été aidé!! Le temps franchement pourri qu'on s'est farci aux mois de juillet et août et les température limite automnales de ce dernier n'ont épargnées rien ni personnes.
A chaque fois qu'on passait chez eux leur faire un coucou, je filais au jardin pour tâter de la bête et constatais avec déception que tout était encore dure comme du cailloux. Mon beau-père répétait toujours qu'en fin de semaine, on devrait pouvoir commencer à en ramasser... Mais évidemment, on allait reprendre le boulot, on allait donc avoir moins de temps et je voyais d'avance que lors de notre prochaine visite tout serait alors par terre ou bouffé par les oiseaux...
Mais non, finalement, elles ont tenues le choc et les oiseaux ont même été plutôt cool avec les pêches (se sont du coup rabattus sur les figues...).
En fait, je voulais vraiment pouvoir ramasser quelques pêches avant de reprendre le boulot parce que je tenais vraiment beaucoup à faire quelques pots de confiture tant que j'en avais encore le temps, parce que je savais qu'une fois la reprise entamée ça allait être difficile de me dégager suffisamment de moments.
L'année dernière, j'en avais fait quelques uns, dont un ou deux que j'avais envoyés à une de mes meilleures amies qui réside à Nice (oui oui Aurore, c'est bien de toi que je parle). Elle l'a tellement aimé cette confiture, qu'elle m'en a parlée toute l'année qui a suivit au point de me menacer de me faire des choses atroces si dès les premières pêches ramassées je ne lui en refaisais pas!! Vous comprenez pourquoi je les guettais, je tiens à ma peau quand même!!
Finalement, j'ai pu les faire ces fameuses confitures, et pile avant la reprise: perfect timing!!! L'ennui, c'est que les confitures sont faites, le colis est prêt à partir, mais il trône au milieu du salon depuis août parce que je n'ai pas encore eu le temps de le poster... (comme c'est bizarre... les horaires de la poste ne coïncident absolument pas avec les miens... quand je pars elle n'est pas ouverte et quand je rentre, elle est déjà fermée...) Mais promis Aurore, tu les auras d'ici l'année prochaine :)


Pour 7 pots à confiture de 350 g *


2 kgs de pêches de vigne  (poids des pêches après émondage et dénoyautage)
500 g de sucre de canne blond BIO
500 g de sucre semoule 
= ou 1 kg de sucre cristal
30 g de jus de citron 


Laver à l'eau bouillante les pots de confiture et leur couvercle.
Les retourner et les faire sécher dans un four chauffé à 100°.
MONDER les pêches de vigne:
Pratiquer une incision peu profonde en forme de croix au "cul" de chaque pêche.
Préparer un grand bac d'eau glacée.
Chauffer une grande casserole d'eau. Une fois à ébullition, y jeter les pêches de vigne et les laisser quelques secondes: elles ne doivent pas cuire. Les retirer à l'aide d'une écumoire et les plonger de suite dans l'eau glacée. La peau s'enlève toute seule à l'aide d'un petit couteau.
Retirer les noyaux et couper les pêches en gros morceaux.
Les placer dans une grande casserole. Ajouter le jus de citron et les sucres.
Placer sur feu doux en remuant de temps en temps.
Une fois la préparation montée à 106°, stopper la cuisson et remplir de suite les pots au ras bords à l'aide d'une louche et d'un entonnoir pour éviter les souillures. Fermer de suite et retourner les pots à l'envers.
Laisser refroidir à t° ambiante 24 heures et remettre les pots à l'endroit.
Conserver au frais et à l'abri de la lumière.


lundi 15 septembre 2014

Gâteau au Yaourt


Hier, j'avais pas le moral... y a des jours comme ça où des choses extérieures qui ne devraient pas prendre davantage d'importance que nécessaire, en prennent beaucoup beaucoup trop au point de nous pourrir la vie et les moments qui sont supposés être des moments de détente et de repos... L'ennui, c'est que je suis quelqu'un d'entier, je suis tout à fait incapable de me déconnecter ou de faire les choses à moitié, alors même si je venais de me faire une troisième semaine de 51 heures de travail (6/7), arrivée à la maison, j'avais encore l'esprit au travail et j'étais incapable de m'arrêter de bosser, parce que je savais que si je ne le faisais pas, la semaine à venir allait être infernale. C'est épuisant, démoralisant et ça me donne le sentiment de me battre contre des moulins. Mais bon, j'essaie de garder malgré tout l'espoir que tout n'est pas foutu, et que les choses peuvent encore être mises sur la bonne trajectoire... Finalement, après mettre levée de bonne heure pour bosser, arrivée 14 heures j'ai décrétée que j'en avais assez fait et qu'il me fallait de toute urgence me détendre le peu de neurones encore à mon actif!! Et comme la seule chose qui arrive à me détendre reste la pâtisserie, je me suis dis que j'allais nous faire un petit truc à grignoter pour la fin d'après-midi avec une bonne tasse de café
L'ennui, c'est que ces derniers temps, je n'ai pas un moment pour faire quelques courses pour la maison... alors j'ai constaté un peu dépitée que le frigo était en aussi mauvais état que moi... Mon homme était pourtant allé faire quelques courses la veille, mais je ne crois pas que le PQ et le dentifrice se mangent (quoique... on peut toujours tenter l'expérience...). Après un rapide état des lieux, j'ai fait le bilan: sucre et farine en quantité (j'en ai toujours au moins 2/3 kilos d'avance), quelques oeufs (j'ai un doute sur la fraîcheur... mais je me dis que si ça pu pas, c'est bon! et puis l'idée après tout c'est de faire un gâteau, pas forcément de le manger... J'dois vraiment être à bout moi pour dire un truc pareil!!), une barquette de groseilles qui traîne depuis des jours et qui est encore en parfaite état (je me demande ce qu'elles ont subit les pauvres pour être encore aussi jolies... faudrait qu'elles me donnent leur secret) et un pot de yaourt grec (pour le coup la date de péremption n'était pas encore dépassée), et environ 10 g de beurre... J'ai mélangé tout ça dans mon esprit embrumé et il en est ressortie que les possibilités étaient peu nombreuses, et qu'en dehors d'un pauvre gâteau au yaourt je voyais pas trop quoi faire d'autre.
C'est parti mon kiki pour un gâteau au yaourt. C'est pas forcément le gâteau le plus sexy qui soit, mais il aura au moins le mérite de répondre à mes attentes, à savoir me détendre!!
Et il a répondu à mes attentes et même davantage encore, puisqu'en plus de me détendre, il m'a aussi donné du plaisir à la dégustation (au fait, les oeufs sentaient bons!! eux aussi faut qu'ils me donnent leur secret...). Vraiment très moelleux et au bon goût de vanille et d'amande, rapidement trempé dans un peu de lait froid, il m'a replongé plus de 20 ans en arrière, quand à l'époque j'étais encore une enfant insouciante qui vivait pleinement sa vie d'enfant :) Comme j'aimerai y retourner un moment...


* Pour un moule à Kouglof * 
soit pour 6/8 parts


1 pot de Yaourt Grec (et pas "à la grecque", non, GREC tout court) soit 150 g
2 pots de sucre
4 jaunes d'oeufs
1/2 pot d'huile (pépins de raisins pour moi)
2 pots de farine type 45
1 pot de Maïzena®
10 g de levure chimique
1 g de vanille en poudre
2 gouttes d'extrait d'amande amère (ou zestes de citron, zestes d'orange, Fleur d'Oranger...)
4 blancs d'oeufs
2 g de sel
1 filet de jus de citron


ATTENTION: pour rappel, la t° du four et le temps de cuisson indiqués le sont par rapport à mon four (chaleur statique), il sera peut-être nécessaire de faire un réajustement en fonction de votre four. L'important, étant de vérifier la cuisson régulièrement.


Préchauffer le four à 180°
Dans la cuve d'un robot, mélanger les jaunes d'oeufs et le sucre et fouetter à vitesse maximale pour blanchir l'appareil, le rendre mousseux et aérien.
Ajouter le yaourt, l'huile, la vanille et l'amande amère. Fouetter de nouveau vivement. Tamiser la farine, la Maïzena® et la levure préalablement mélangée et fouetter de nouveau: l'appareil doit être souple, crémeux et bien homogène.
Monter les blancs en neige avec le sel et le jus de citron, sans excès pour ne pas les faire grainer
Les incorporer à la préparation délicatement pour ne pas les faire retomber.
Verser dans le moule à Kouglof (graisser) et glisser au centre du four.
Cuire 45 min en surveillant bien la coloration qui doit rester légère. Vérifier l'appoint de cuisson à l'aide d'une lame de couteau qui doit ressortir sèche.
Retirer du four et laisser tiédir quelques minutes avant de démouler sur une grille.
Pour le rendre encore plus moelleux et goûteux, il est possible de l'imbiber de suite après l'avoir démoulé d'un sirop fait de 50 g d'eau et 15 g de sucre aromatisé d'un peu de vanille, d'une pointe de rhum ou de zestes d'agrumes.
Conserver sous cloche pour qu'il garde son moelleux. 
Déguster dans les 2/3 jours.

samedi 13 septembre 2014

Irrésistible aux Figues et Pralines Roses maison


Je ne pouvais pas faire des pralines roses maison sans ensuite réaliser un irrésistible!
Il fallait que je vois par moi- même si la différence était notable ou pas, pour que ceux qui ne peuvent pas se procurer de pralines toutes faites mais qui souhaitent malgré tout réaliser ce gâteau à partir de pralines maison ne soient pas déçus.
Ce gâteau, j'aime le décliner avec les fruits de saison, et en ce moment, le fruit qui me fait le plus envie, c'est la figue!!
Avant de rencontrer mon homme, la figue et moi on était pas franchement copines. Je dois même avouer que je ne l'aimais. Mais je crois qu'en réalité, j'avait dû y goûter une fois, elle ne devait pas être top et du coup j'avais tiré un trait dessus sans même vouloir lui donner une seconde chance... (j'était jeune et intransigeante... ou tout blanc ou tout noir, pas de juste milieu, heureusement on évolue au fil du temps).
Et puis j'ai fait la rencontre de mon homme et surtout de ses parents et de leur jardin au milieu duquel trône un magnifique figuier. Quand ils m'ont proposé des figues, j'ai un peu fait la tête... mais par politesse j'ai accepté et j'ai été la première surprise de constater qu'elles étaient franchement délicieuses!! C'était donc ce goût là qu'elles étaient censées avoir!! Depuis, je suis une grosse mangeuse de figues et j'attends toujours la saison avec impatience. 
Donc, quand j'ai vu de superbes figues violettes (mes préférées) au marché, je n'ai pas pu faire autrement que me ruer dessus. Dans la minute qui suivait, le robot était en marche, le four était en chauffe et bibi était prête à passer à l'action, déjà très impatiente de goûter à cette version 100% faite maison.
Les temps de cuisson et de repos avant que je puisse le démouler et enfin le découvrir m'ont semblé une éternité!! Et puis j'ai enfin pu tailler dans le vif du sujet et découvrir la découpe. Je dois avouer qu'au premier coup d'oeil, j'ai été un chouïa déçue... la couleur de mes pralines à la cuisson est devenue vraiment très fade, mais c'est vrai qu'elles étaient à la base d'une rose franchement moins soutenu que celles que j'achète habituellement, du coup ça semblait assez logique. Ensuite, ils semblait y avoir davantage de morceaux d'amandes (ça, ça me plait vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup!!) donc davantage de croquant et de mâche. Je ne lui ai même pas laissé le temps de refroidir que j'en avais déjà une cuillère dans la bouche. 
Rien à voir avec d'habitude, mais j'étais déjà en mesure de dire qu'il était hyper bon! Ne pouvant donc pas le juger réellement, je l'ai bien caché sous sa jolie cloche et je l'ai laissé tranquille jusqu'au lendemain. Là, on s'y ai mit à deux pour lui faire son sort. Mon homme a adoré et m'a avoué le préféré avec mes pralines à moi (il est gentil quand même mon homme...), moi aussi j'ai vraiment beaucoup aimé. D'abord parce que plus croquant à cause du nombre d'amandes, ensuite parce que moins sucré (mes pralines étant beaucoup moins enrobées que celles que j'achète) et enfin parce qu'avec des figues!! Elles ont elles aussi apportées cette note croustillante sous la dent de part leur texture si caractéristique, ensuite, elles ont apportées le jus nécessaire pour rendre la pâte ultra moelleuse et fondante et enfin, associées aux pralines maison, c'était vraiment un bel équilibre. Bref, l'Irrésistible aux figues fait lui encore un carton plein!! Je le retenterai avec mes autres pralines habituelles pour voir si la différence est flagrante.
Pour ce qui est des versions 100% maison, pas sûre que j'ai le temps de me lancer à chaque fois dans la réalisation de pralines, mais en tout cas, c'est validé avec, vous pouvez vous lancer vous ne serez pas déçus!!


* Pour un moule à manqué de 26 cm *
soit pour 10/12 personnes








170 g de chocolat blanc de qualité (30% de beurre de cacao)
150 g de beurre
2 g de sel 
3 œufs entiers (calibre gros)
100 g de sucre
250 g de Ricotta
170 g de farine type 45
12 g de levure chimique
10 figues violettes
150 g de pralines roses maison concassées (ou du commerce mais de qualité!! entre 30 et 50% d'amandes)









Évidemment, le temps de cuisson que je donne est tout à fait indicatif, il convient à mon four mais il sera peut-être à réajuster au votre. En pâtisserie particulièrement, une bonne connaissance de son four est primordiale et vraiment indispensable.


Préchauffer le four à 180°
Fondre le beurre et le chocolat au micro-ondes.
Dans la cuve d'un robot, fouetter vivement pour blanchir les œufs entiers, le sucre et le sel.
Ajouter la Ricotta, fouetter de nouveau pour bien l'incorporer. Tamiser la farine et la levure et mélanger à vitesse maximale pour homogénéiser l'appareil. Incorporer finalement le mélange beurre/chocolat fondu.  Mélanger bien à fond jusqu'à l'obtention d'un appareil bien homogène.
Verser  la moitié de l'appareil dans un moule à manqué (en silicone ou à défaut bien beurré, ou idéalement graissé à la bombe de graissage). Recouvrir de la moitié des figues coupées en 2 ou en 4 suivant leur grosseur et parsemer avec la moitié des pralines roses concassées. Couler le restant d'appareil, recouvrir de nouveau de figues et terminer par le restant de pralines.
Cuire 50 min en surveillant la coloration (en cours de cuisson, protéger d'une feuille de papier aluminium - ce gâteau a tendance à prendre une forte coloration sur le dessus et les côtés, il est donc important de le protéger -). 
Laisser entièrement refroidir dans le four porte entrouverte.
Retirer du four et démouler délicatement. Saupoudrer d'un voile de sucre glace.
Réserver sous cloche pour lui conserver tout son moelleux et laisser reposer quelques heures pour laisser aux arômes le temps de bien se diffuser


dimanche 7 septembre 2014

Pralines Roses maison


Si vous me connaissez, enfin plutôt si vous avez l'habitude de venir un peu sur ce blog, vous ne pouvez pas ne pas vous êtes rendus compte qu'il y a dessus une certaine quantité de recettes contenant de la praline rose... Je suis lyonnaise, un brin chauvine et parfois un peu mono maniaque: quand j'aime un truc, je suis capable d'en manger matin, midi et soir pendant des mois et des mois!! La praline rose, c'est ma drogue, et je n'ai aucune envie de décrocher, bien au contraire, je cherche même des idées pour en consommer davantage encore :)
Depuis que j'ai fait la découverte du Gâteau lyonnais (un gâteau extrêmement riche en pralines roses - toute l'histoire de ce gâteau ICI -) j'en suis devenue tellement fan, qu'aux fils de mes réalisations pour le faire découvrir aux uns et aux autres, j'ai eu envie de lui trouver des variantes en fonction des fruits de saison pour ainsi pouvoir en manger tout au long de l'année (mono maniaque...). FramboisesRhubarbeCerisesAbricotsMirabelles... (c'est fou comme parfois la gourmandise nous donne des poussées d'intelligence... on arrive à trouver des solutions à tout, on devient des MacGuiver de la pâtisserie!!) Les fruits ont changés et au fil des nouvelles adaptations le nom aussi: de gâteau lyonnais qui au final n'avait plus grand sens, il est devenu l'Irrésistible, un nom qui lui colle terriblement à la peau!!
Après chacune des différentes versions que j'ai publiées sur ce blog, j'ai reçu beaucoup de commentaires de personnes désireuses de faire ce gâteau pour pouvoir y goûter à leur tour (il faut dire que je vous le vend vachement bien mon gâteau quand même...) mais qui avaient à chaque fois le même problème: où trouver les pralines roses (de qualité!!!quand on habite pas la région???
Ma première réponse (déménager...): commande en ligne sur internet... de nos jours, on peut acheter des produits qui nous viennent du bout du monde, on trouve absolument tout ce qu'on peut chercher! et on peut aussi trouver des pralines roses. Mais il faut être vigilant!! sur internet, on trouve de tout, aussi bien de la top qualité (et qui dit top qualité dit coût, une praline de qualité se paie le juste prix: environ 50 € le kilo) que de la merdouillette à deux balles (à parfois moins de 10 € le kilo), et moi, ce que je vous vend comme rêve gourmand avec mes Irrésistibles, vous risquez pas de le retrouver avec de la merdouillette à deux balles... vous risquez même d'être fortement déçus et de vous demandez si par hasard j'aurais pas un peu craqué de vous faire croire que ce gâteau est à ce point orgasmique quand vous, vous le trouverez juste mangeable, certainement trop sucré, chimique et sans goût de pralines ni même d'un semblant d'amande... Et oui, parce que la praline rose, concrètement, c'est quoi? du sucre cuit (éventuellement additionné de sirop de glucosecoloré en rose (cochenille) qui enrobe une amande entière préalablement torréfiée, parfois parfumée à la vanille et c'est tout!! Bien évidemment, la qualité de l'amande est primordiale, c'est pourquoi il est important de bien lire la composition avant d'acheter un paquet de pralines roses. Les meilleures pralines pour moi sont celles faites à partir d'amandes de Valencia, et il doit y en avoir si possible 50%.  Il m'est arrivé de voir des pralines réalisées à partir d'amandons d'abricots!!!! ne contenant que du sirop de glucose et tout un tas d'autres trucs qui n'avaient rien à faire là: de l'huile végétale pour que ça brille (alors qu'une bonne praline est justement mate et d'un rose peu soutenu), de l'amidon, de la vanilline... Bref, si votre 1ère expérience avec la praline est faite avec ce type de produit vous comprenez aisément pourquoi je vous dis que vous risquez d'être fortement déçus!! Alors qu'une praline de qualité, c'est tout simplement un petit bijou!! Je le dis, je le répète: soyez vigilants :)
Son aspect bosselé, irrégulier et granuleux vient de la technique du sablage utilisé pour sa fabrication. Les amandes chauffées sont versées dans du sucre cuit au petit boulé (115°). Enrobées dans ce sucre opaque, elles sont ensuite sablées puis caramélisées. Le dernier enrobage est coloré (éventuellement aromatisé à la vanille) pour obtenir des pralines de rouges vif à roses pâle.
Si vous passez par Lyon et sa région, je ne saurais que vous conseiller de faire un passage chez Pralus ou encore Voisin qui pour moi sur les meilleures. De nombreux pâtissiers en vendent également dans leur boutiques: Sève, Bouillet, Boilley, Richard, Palomas... Et pour avoir déjà testé celles de chez G. Detou (à 30% d'amandes), je dois avouer qu'elles font plutôt illusion.
Cette confiserie est complètement emblématique de la région Rhône-Alpes.
A Lyon, c'est surtout sous la forme de Tarte qu'on la prépare (ma recette est ICI), en Savoie, c'est surtout dans la brioche qu'on la retrouve: la réputation de la maison Labully à St-Genix-sur-Guiers qui a déposée la marque Gâteau Labully® en 1860 n'est plus à faire. A Roanne, la Praluline® "souvent imitée , mais jamais égalée!" est juste la meilleure brioche aux pralines que j'ai goûté à ce jour!! Cette brioche pur beurre au moelleux inégalable est généreusement garnie  de pralines roses à base d'amandes de Valencia (Espagne) d’abord grillées puis enrobées de sucre et enfin concassées et de noisettes du Piemont, et quand je dis généreusement, vous pouvez me faire confiance! on peut dire qu'ils ne lésinent pas sur les quantités!! A Romans, elle se glisse parfois dans la pogne (brioche parfumée à la fleur d'oranger). A Bourg-en-Bresse, certains pâtissiers en ajoutent à leur galette bressane, et ça devient alors un vrai bijou de gourmandise!!
Mais d'autres villes de France ont aussi cette spécialité, notamment Aigueperse, où l'amande est enrobées de sucre tendre et Vabres-l'Abbaye où elles sont vendues en cornets. Mais là, je ne peux pas juger, je n'y ai jamais goûté, alors je ne saurais dire si elles sont similaires les unes aux autres et peuvent donc facilement se substituer l'une l'autre.
En fait, l'origine de la praline n'est pas vraiment claire. Il y a plusieurs légendes qui se racontent et il est donc difficile de savoir où se cache réellement la véritable histoire de sa découverte.
Néanmoins, j'ai pu dégager des points communs à toutes ces différentes versions:
1630, Lassagne, officier de bouche du duc César de Choiseul, Maréchal du Plessis-Praslin, découvre une confiserie à base d'amandes caramélisées par hasard et l'a met au point. La friandise remporta un grand succès à la cour du roi louis XIII et sera baptisée "prasline" bien que le duc ne soit pour rien dans l'invention.
Lassagne décide de se retirer à Montargis (région Centre, Val de Loire) et y créé la "Maison de la Prasline" qui existe encore aujourd'hui.
(à noter elles ne sont pas colorées en rose au dernier bain, mais caramélisées, donc brunes).
Du coup, à force d'utiliser de la praline et surtout sachant qu'il s'agit d'une confiserie réalisable à la maison, j'ai décidé de me lancer dans la confection de mes propres bonbons roses aux amandes.
J'ai bidouillé ma recette et je suis certaine que ma technique n'est sûrement pas la bonne, néanmoins, le résultat visuel était là. 
Gustativement, c'est forcément très bon!! des amandes torréfiées enrobées de sucre cuit, ça peut difficilement être mauvais. Mais, mes pralines n'ont absolument pas le goût de celles que je trouve dans mes boutiques préférées... 
Je sais que pour les rendre brillantes, certains utilisent de la gomme arabique, mais je ne pense que cette dernière laisse un goût qui serait celui si caractéristique de la praline rose.
Bref, je suis assez partagée du coup... l'affaire est finalement assez rapidement réalisable, le rendu est bon et plutôt joli mais je n'ai pas obtenu le goût que je voulais obtenir. 

Vous vous doutez bien qu'avec les pralines que j'ai obtenues, je me suis directement lancée dans un Irrésistible, mais ceci sera l'objet d'un prochain post :)



* Pour +/- 500 g de pralines roses maison *









400 g d'amandes entières non émondées
200 g sucre
100 g d'eau
2 g de vanille en poudre (facultatif)
quelques gouttes d'arôme d'amande amère (facultatif)
QS de colorant rose en poudre, liquide ou en pâte (à ajouter en fonction de l'intensité souhaitée)









Torréfier au four à 180° pendant 20 à 30 min les amandes en remuant de temps en temps.
Dans une une casserole antiadhésive ou mieux encore un poêlon à sucre (ou marmite à confiture en cuivre étamé), verser le sucre, la vanille, l'amande amère et l'eau. Placer sur feu doux et laisser fondre doucement et porter à ébullition sans toucher jusqu'à consistance sirupeuse: à ce stade, le sucre est à 115° environ, on dit qu'il est au petit boulé. (attention, le mélange ne doit surtout pas colorer sinon, cela veut dire que la t° a été dépassée, et le sablage du sucre sera alors impossible). 
Ajouter le colorant rose +/- suivant l'intensité désirée. Remuer rapidement pour colorer uniformément.
Retirer du feu et ajouter les amandes torréfiées.
A l'aide d'une spatule souple, remuer sans arrêt jusqu'à cristallisation: le sucre blanchit légèrement, on dit qu'il "sable" ou qu'il "masse".
Débarrasser sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé et laisser entièrement refroidir à l'air libre et à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
Une fois les pralines bien dures, les conserver dans un bocal hermétique.
Les consommer dans les 15 jours en prenant soin de les conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité.


samedi 23 août 2014

Pain de Courgettes


J'ai décidé depuis longtemps maintenant de ne plus acheter de magazines culinaires.
Deux raisons.
D'abord, je trouve que les recettes qu'on y trouve tournent toujours plus ou moins un peu en ronds... j'ai d'ailleurs plusieurs fois remarqué que des photos identiques revenaient pour une recette très très différente... mais avec quelques mois d'intervalles et puis pas toujours dans les mêmes magazines (ça laisse imaginé la véracité des recettes à l'intérieur, en tout cas moi je suis septique). Sans parler des proportions d'ingrédients qui semblent avoir été écrites au petit bonheur la chance... J'ai d'ailleurs eu un échange plutôt loufoque avec le rédacteur d'un magazine (dont je tairai le nom), qui, quand je lui ai fait remarquer que beaucoup des recettes données n'avaient ni queue ni tête (tant dans les ingrédients que dans les marches à suivre) m'a dit que si je n'avais pas le talent nécessaire pour comprendre les recette il n'y pouvait rien... Je ne me juge pas talentueuse, loin de là, mais j'ai néanmoins un peu d'expérience et arrive à reconnaître des conneries quand j'en vois, ce qui de toute évidence n'était pas son cas. Autant vous dire que j'ai définitivement arrêté d'acheter le dit magazine, même si les photos à l'intérieur sont sublimes.
Attention, je ne dis pas ça de tous les magazines!! Certains sont d'excellentes qualité. Par exemple, je suis toujours sous le charme du Thuriès, de Yam ou encore de Zestes... Elle à table, Cuisine et Vin de France et Saveur ont souvent de jolies mises en page. 
En faite, il y en a tellement et toujours des nouveaux, que ça devient un peu indigeste je trouve. J'en feuillette de temps en temps chez le buraliste, regarde parfois admirative les photos sur papier glacé et les repose dans le rayonnage... De toute façon, je ne ferai pas les recettes, à quoi bon les acheter?
Je trouve aussi que bien souvent ce qu'on y trouve à l'intérieur n'a rien d'extraordinaire. En été, on nous vend des tartes et des cakes pas centaines, sans parler des smoothies et autre recettes BBQ, en décembre ce sont les bûches, mais avant ça on nous a fait boire des litres de soupes et au printemps on nous parle detox et recettes légères pour que tout le monde soit canon dans son maillot sur la plage!! 
Et quand on fait le rapport recettes/pages de pubs... on ne se rend vite compte que ce qu'on achète en fin de compte ce sont surtout les pubs :( -là encore, je ne parle pas de tous les magazines...-
En fait, il y a aussi une 3e raison qui fait que je n'achète plus de magazines de cuisine.
J'ai un défaut (en plus de beaucoup d'autres...), je déteste jeter. J'ai toujours au fond de moi une petite voix qui me dit que ça peut servir un jour... alors je garde, je range tant bien que mal et j'accumule. Parfois je prends un coup de folie et rempli des sacs de 100 litres qui partent à la poubelle (et dans ce cas là, je suis une vraie Attila, plus rien ne repousse derrière mon passage) et je me rends compte en jetant, que je n'ai fait aucune des recettes que je m'étais promis de faire (en gros, c'est de l'argent jeter par les fenêtres, et le gâchis, bah j'aime pas, donc décision radicale: je n'achète plus!!).
En fait, à l'ère d'internet et de la prolifération des sites et blogs culinaires, je me demande un peu pourquoi continuer à acheter tous ces magazines sur le sujet?? (en dehors du fait que ça fait du boulot pour ceux qui bossent dans les rédactions et ça c'est plutôt chouette). Franchement, maintenant, c'est tellement simple de trouver une recette que je ne vois pas pourquoi s'encombrer. 
L'avantage en plus avec eux (du moins les sérieux...) c'est que la photo qu'on a sous les yeux est réellement le résultat de la recette et qu'en plus on peut avoir les retours de l'auteur et de ceux qui ont testés avant nous et qui nourrissent le blog de leur commentaires et tout ça pour pas un rond :)
Bon, c'est vrai que le plaisir de feuilleter et de sentir l'odeur de l'encre sur le papier est irremplaçable, mais malgré tout, j'arrête.
Par contre, ce que je n'arrête pas, c'est me balader chez les autres, aller voir les blogs que j'affectionne particulièrement parce que les recettes sont toujours justes, les photos travaillées et que l'univers général qui s'en dégage me plaît. 
Et c'est comme ça, qu'hier la photo du Pain de courgettes de BoopCook m'a séduite (comme toutes ses photos d'ailleurs). J'ai jeté un oeil à la recette et ai constaté amusé qu'elle l'avait trouvé dans le magazine Marmiton (si moi je n'achète plus, d'autres le font pour moi :) et je finirai toujours par retrouver les bonnes recettes quelques part...)
J'avais pas grand chose à faire hier, je profite de mes derniers jours de vacances... J'avais des courgettes au frigo et plus grand chose d'autre pour le dîner du soir, alors je me suis lancée. J'ai apporté quelques légères modifications par rapport à ce que j'avais à disposition (je n'ai pas de biscottes par exemple, j'ai donc remplacé par de la chapelure que je fais avec tous les morceaux de pain sec qu'on ne jette jamais) et le soir, on s'est régalé. 
Une petite recette toute simple, bien légère en bouche et malgré la présence de la courgette que l'on dit "insipide", très parfumée.
Je ne suis pas sûre que le terme de "pain" lui convienne réellement. On obtient plus une texture de terrine très moelleuse et fondante, même humide (défaut de la courgette: elle rend de l'eau). Si je refais cette recette, la prochaine fois, je mettrais davantage de chapelure pour boire justement le jus rendu par la courgette, je lui ajouterais un peu de fromage râpé ou quelques dés de féta et l'accompagnerais d'un coulis de tomates au basilic bien condimenté ou d'une petite mayo maison pour encore plus de gourmandise.
On l'a goûté à tous les stades: chaud, quelques secondes à peine après la sortie du four, tiède et entièrement froid. J'ai eu une préférence pour la version froide, je trouve qu'on sent bien mieux les arômes et la texture est aussi légèrement plus ferme, mais mon homme lui a préféré chaud... A vous de voir :)


SOURCE: BoopCook

* Pour un moule à cake de taille standard *

2 grosses courgettes (+/- 800 g)
1 c à s d'huile d'olive
1/2 oignon blanc
1 gousse d'ail épluchée et dégermée
6 g de sel
2 g de poivre
1 pincée de piment d'Espelette
2 c à s de ciboulette fraîche hachée
1 c à s de persil frais haché
QS de thym frais
(je ne voulais pas mettre de basilic, car je trouve qu'à la cuisson il perd tous ses arômes)
~
4 oeufs 
20 cl de crème (semi-épaisse) entière
40 g de chapelure (ou des biscottes grossièrement émiettées)


Préchauffer le four à 150° 180°
Tapisser le fond d'un moule à cake d'une feuille de papier sulfurisé.
Y déposer quelques fines rondelles de courgettes. Les saler et les  poivrer légèrement.
Couper le restant des courgettes en petits cubes d'environ 2 cm de section.
Dans une sauteuse, chauffer l'huile d'olive. Suer quelques secondes l'oignon finement émincé. Ajouter les cubes de courgettes et l'ail haché. Saler, poivrer et ajouter le piment d'Espelette et le thym. Laisser cuire 20 min environ jusqu'à ce que les courgettes soient parfaitement tendres. Verser dans une passoire et laisser égoutter encore 20 min.
Dans un saladier, fouetter les oeufs entiers. Ajouter la crème et la chapelure. Une fois les courgettes bien égouttés, les ajouter à la préparation. Terminer par la ciboulette et le persil.
Verser dans le moule et cuire 55 min en surveillant la coloration.
Déguster de suite, tiède ou froid.


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